Observatoire Astronomique d'Osenbach (OAO) | Osenbach
En novembre, les nuits s'allongent et le ciel d'automne offre de longues heures d'observation. Sur les hauteurs d'Osenbach, à près de 480 mètres d'altitude, la Société Astronomique du Haut-Rhin (SAHR) accueille curieux et passionnés au Pré aux Étoiles. Le site abrite deux observatoires complémentaires : l'Observatoire Astronomique d'Osenbach (OAO) et l'Observatoire du Firstplan (OAF), dédiés respectivement à l'observation visuelle et à l'astrophotographie.
Sur les hauteurs d'Osenbach, face à la plaine d'Alsace, deux bâtiments se partagent le Pré aux Étoiles : la coupole métallique de l'Observatoire Astronomique d'Osenbach (OAO) et, un peu plus haut, l'Observatoire du Firstplan (OAF). La Société Astronomique du Haut-Rhin, créée en 1977, y accueille curieux et passionnés. À près de 480 m d'altitude, le site profite d'un ciel relativement épargné par les lumières de la plaine.
© M.B.
Sous la coupole de l'OAO
Lors de notre visite, un groupe de retraités est venu avec l'espoir de mettre l'œil à l'oculaire. Raté : le ciel se couvre, l'orage gronde et la coupole restera fermée. Le groupe est partagé en deux avant de permuter : une moitié suit le président de la SAHR, Philippe Tavernier, à l'OAO ; l'autre rejoint Arnaud Thomas, bénévole de l'association, dans le bâtiment dédié à l'astrophotographie.
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Philippe Tavernier, président de la SAHR
Pour débuter, inutile de courir acheter du matériel. « Il faut déjà prendre une carte du ciel », conseille Yves Marchal, membre de la SAHR. Une carte tournante ou une application sur téléphone permet de mettre peu à peu un nom sur ce que l'on voit. La Grande Ourse constitue un bon point de départ : visible toute l'année, elle aide ensuite à retrouver l'étoile Polaire et à se construire ses premiers repères.
Les jumelles sont déjà un très bon instrument. Pour le télescope, les membres de l'association conseillent d'en essayer plusieurs avant tout achat : réglages, mise en station et choix du matériel peuvent vite décourager lorsqu'on débute seul. En automne, Andromède, Pégase, Persée ou Céphée offrent de belles cibles. La Lune reste une valeur sûre ; et la première vision des anneaux de Saturne provoque souvent le fameux effet « waouh ».
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Un vestige d'Ariane 5 est exposé dans l'OAF
Sous la coupole de quatre mètres de l'Observatoire astronomique d'Osenbach, Philippe Tavernier présente un télescope de 250 mm de diamètre et trois mètres de focale, conçu avant tout pour l'observation visuelle. Son grand miroir collecte bien davantage de lumière que l'œil nu et permet d'aller chercher des détails sur la Lune, Mars, Jupiter ou Saturne. Sa monture motorisée compense la rotation de la Terre pour garder l'objet au centre de l'oculaire.
© SAHR
M31, la galaxie d'Andromède (astrophotographie de la SAHR)
Au Firstplan, changement de méthode. Ici, le toit coulisse et le télescope est piloté depuis le laboratoire attenant. Caméra refroidie, suivi automatique, poses de plusieurs minutes puis empilement de dizaines, parfois de centaines d'images : l'astrophotographie fait apparaître galaxies et nébuleuses à peine perceptibles à l'œil nu. Arnaud Thomas fait défiler des clichés réalisés par les membres, certains cumulant des dizaines d'heures de pose. À défaut d'étoiles au-dessus de nos têtes, le ciel profond s'affiche sur les écrans. De quoi donner envie de revenir par nuit claire.
Article rédigé par Mathilde
Date de publication : le 21/10/2026.
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