Pouvoir d'achat : gazole Ă  plus 72 %, TGV Ă  plus 50 %, dĂ©couvrez ce que dix ans de hausses ont vraiment coĂ»tĂ© aux Français

Une étude publiée par Marc Mazière, fondateur du site Radin Malin, passe au crible l'évolution des prix de plus de 30 produits et services entre avril 2016 et avril 2026, en s'appuyant sur les indices INSEE. Résultat : de nombreux postes de dépenses ont progressé bien au-delà de l'inflation officielle de +22 %, tandis que le salaire net moyen n'a gagné que +2,2 % en termes réels sur la même décennie.

Gazole, TGV, Netflix : les hausses qui ont pesé sur le budget des ménages

Sur dix ans, plusieurs postes de dépenses incontournables ont enregistré des hausses nettement supérieures à l'inflation générale. C'est le gazole qui affiche la progression la plus marquée avec +72 %, suivi des tomates (+59 %) et du billet de TGV Paris-Marseille (+50 %). L'abonnement Netflix a, lui aussi, bondi de +50 % sur la période, tandis que l'électricité grimpait de +24,3 %. Cette étude, réalisée à l'échelle nationale à partir des données INSEE, met en lumière un décrochage réel entre les prix du quotidien et les salaires.

D'autres dépenses courantes ont également dépassé le seuil des +22 % d'inflation officielle : le coût d'une assistante maternelle a augmenté de +33 % et le prix d'un kebab de +28 %. À l'inverse, le papier toilette a progressé de seulement +19,5 %, restant sous l'inflation générale. Seul l'abonnement téléphonique affiche une baisse significative, avec -18,5 % sur la décennie. Ces chiffres illustrent à quel point l'évolution des prix varie fortement selon les catégories de consommation en France.

Un pouvoir d'achat sous pression malgré une inflation officielle contenue

Au-delà des hausses sectorielles, c'est l'impact global sur les revenus des ménages qui interpelle. Le salaire net moyen du secteur privé n'a progressé que de +2,2 % en termes réels sur dix ans, une fois l'inflation déduite. Autrement dit, la grande majorité des actifs a vu son pouvoir d'achat stagner, quand bien même les salaires nominaux augmentaient légèrement chaque année.

La situation est encore plus défavorable pour les cadres, qui accusent une perte de pouvoir d'achat estimée à près de -5 % sur la même période. Cette tendance, documentée par Marc Mazière à partir de sources officielles, interroge la perception courante selon laquelle les catégories les mieux rémunérées seraient épargnées par l'érosion du niveau de vie. L'étude complète, publiée sur le site Radin Malin, détaille l'ensemble des 30 produits et services analysés, répartis en cinq grandes catégories : transports, charges fixes, loisirs, services du quotidien et alimentation.

Article rédigé par Marie.
Date de publication : le 21/05/2026.

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