Dr Dorothée Aillerie, 7 allée des Trois Manteaux | Auxerre
Fondé en juin 2010 lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, le Collectif des Vétérinaires pour l'Abolition de la Corrida (COVAC) rassemble aujourd'hui plus de 2 800 vétérinaires engagés contre les spectacles tauromachiques. Le collectif, dont le siège de contact est établi à Auxerre, dans l'Yonne, invite l'ensemble des professionnels vétérinaires à rejoindre sa démarche pour mettre fin à la corrida en France.
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Le Collectif des Vétérinaires pour l'Abolition de la Corrida mobilise plus de 2 800 professionnels contre la tauromachie
Né en juin 2010 à l'occasion de l'annonce d'une proposition de loi visant à supprimer les corridas, le COVAC s'est présenté officiellement lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale. Depuis sa création, ce collectif indépendant, dont le point de contact est domicilié à Auxerre, dans le département de l'Yonne, n'a cessé de croître pour atteindre, en mai 2026, plus de 2 800 membres vétérinaires. Sa position est claire et sans ambiguïté : « La corrida, qui consiste à supplicier des taureaux en public, doit disparaître de nos sociétés. »
Les vétérinaires constituent, par leur formation et leur exercice quotidien, les premiers professionnels directement concernés par la question de la souffrance animale. C'est précisément cette légitimité scientifique et éthique qui confère au COVAC un poids particulier dans le débat public. Le collectif souligne que la prise de position de ces professionnels de santé animale a un impact significatif sur l'opinion publique et les médias, bien au-delà des cercles militants traditionnels.
Le COVAC bénéficie également du soutien de spécialistes issus d'autres disciplines : philosophes, juristes, psychiatres et psychologues apportent leur caution intellectuelle à cette démarche. Cette pluridisciplinarité renforce la crédibilité du collectif, qui dépasse ainsi le seul cadre vétérinaire pour s'inscrire dans une réflexion plus large sur le rapport de nos sociétés à la cruauté envers les animaux.
Sur le plan juridique, la corrida occupe en France une position paradoxale. Elle constitue officiellement un délit au titre des sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux, tel que défini par le Code pénal. Pourtant, ses pratiquants bénéficient d'une immunité légale dans une dizaine de départements du sud de la France, au titre d'une « tradition locale ininterrompue », comme le prévoit l'alinéa 11 de l'article 521-1 du Code pénal. Le COVAC, comme d'autres opposants à la tauromachie, conteste la légitimité de cette dérogation.
L'opinion publique semble largement acquise à cette cause : selon plusieurs enquêtes, au moins les trois quarts des citoyens français souhaitent la suppression des corridas. Cette donnée est d'autant plus significative que le Conseil National de l'Ordre des Vétérinaires s'est lui-même positionné officiellement contre la corrida dès 2016, apportant une caution institutionnelle supplémentaire aux actions du COVAC.
À l'international, la tendance est également à l'abolition. La Catalogne a mis fin aux corridas depuis janvier 2012. La Colombie a adopté une loi d'interdiction en juillet 2024, suivie par le Mexique, qui a interdit les spectacles tauromachiques sanglants en mars 2025. Dans tous les pays où ces pratiques subsistent, l'opposition citoyenne et institutionnelle ne cesse de se renforcer, faisant du combat porté par le COVAC un enjeu résolument contemporain.
Le COVAC invite tous les vétérinaires souhaitant s'associer à sa démarche à rejoindre le collectif selon deux modalités :
Ces deux canaux d'adhésion permettent à tout professionnel vétérinaire, quel que soit son lieu d'exercice en France, de rejoindre facilement le collectif. L'engagement se formalise par une signature, geste symbolique fort qui traduit une conviction professionnelle et éthique partagée par des milliers de praticiens mobilisés pour l'abolition de la tauromachie.
Article rédigé par Lionel
Date de publication : le 03/08/2026.
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