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Mulhouse ou m2A ? Le premier achat immobilier d'un jeune couple Ă  Riedisheim

Dans un marché immobilier local marqué par des arbitrages de plus en plus contraints pour les primo-accédants, la frontière entre Mulhouse et son agglomération devient un véritable sujet de réflexion. Prix, état des biens, cadre de vie et mobilité pèsent désormais autant que la localisation. Le parcours d’un jeune couple installé récemment à Riedisheim permet d’illustrer concrètement ces choix à l’échelle de la m2A.

Le couple a achetĂ© un appartement de type T3, comprenant deux chambres et un grand sĂ©jour. © DR Le couple a achetĂ© un appartement de type T3, comprenant deux chambres et un grand sĂ©jour.

[Le prénom a été modifié.]

À l’origine, il n’était pas question de quitter Mulhouse à tout prix. Élise et son compagnon envisageaient leur premier achat comme beaucoup de jeunes ménages : sans urgence particulière, mais avec l’envie de gagner en stabilité.

En juin 2025, ils franchissent finalement le pas en achetant un appartement à Riedisheim, commune immédiatement voisine de Mulhouse. Un choix qui ne doit rien au hasard, mais à une série de compromis assumés entre proximité de la ville-centre, confort du logement et maîtrise du budget.

De la location à l’achat : un déclic plus qu’un hasard

Avant de se lancer, le couple occupait un logement en location à Mulhouse. Si la situation semblait satisfaisante au départ, le quotidien s’est progressivement compliqué. « Le quartier était bien situé, mais la vie devenait difficile, notamment à cause de problèmes avec des voisins », explique Élise.

Dans le même temps, un élément financier vient lever l’un des principaux freins au projet. « On parlait d’acheter depuis quelque temps, mais là, les conditions étaient réunies », confie-t-elle, en référence au déblocage de fonds personnels. Le projet peut alors passer du stade de l’intention à celui de la recherche active.

Le couple pose rapidement un cadre clair. « On savait qu’un premier achat, surtout aujourd’hui, demande de la rigueur. On ne voulait pas se retrouver coincés financièrement ou avec de mauvaises surprises. » Budget maximal, type de bien, absence de gros travaux et environnement agréable deviennent des critères non négociables.

Mulhouse, un choix logique… mais pas suffisant

Dans un premier temps, la recherche se concentre naturellement sur Mulhouse. Élise y voit de réels atouts, notamment en matière de mobilité. « Les transports en commun, c’est quand même un vrai point fort quand on travaille ou qu’on sort souvent en ville. »

Mais au fil des visites, les limites apparaissent. « On a visité plusieurs appartements à Mulhouse. Certains quartiers ne nous convenaient pas, et beaucoup de biens étaient trop anciens, avec des travaux importants à prévoir. » À budget équivalent, le compromis devient de plus en plus difficile à accepter.

Le couple décide alors d’élargir son périmètre de recherche à l’agglomération. Le premier appartement visité hors de Mulhouse se situe à Riedisheim. « On ne s’était pas forcément projetés tout de suite, mais on a eu un vrai déclic. »

Riedisheim, un compromis assumé

Progressivement, Riedisheim s’impose comme une alternative crédible. Commune immédiatement voisine de Mulhouse, elle offre un cadre plus résidentiel tout en restant proche de la ville-centre. « On reste proches de Mulhouse, sans être complètement coupés de tout », résume Élise.

Ce choix répond aussi à une attente de son compagnon, qui souhaitait s’éloigner davantage du cœur urbain. « C’était un vrai compromis entre nous deux », ajoute-t-elle.

Un appartement clé en main, pensé pour durer

Le couple se porte finalement acquéreur d’un appartement de type T3, comprenant deux chambres et un grand séjour. L’un de ses atouts majeurs est une grande terrasse exposée plein sud. « C’est devenu un vrai espace de vie. On y a installé un salon de jardin et un barbecue, on en profite dès qu’il fait beau. »

Le logement se situe dans une copropriété récente, gérée par un syndic professionnel. « On voulait absolument éviter les copropriétés gérées entre particuliers, où l’on peut manquer de visibilité sur les charges ou l’entretien », explique Élise.

Aucun travaux n’est à prévoir. Le diagnostic de performance énergétique affiche un DPE classé C, un point jugé rassurant par le couple. « On ne voulait pas acheter un logement qui puisse devenir un problème dans quelques années. »

Sécurité, stationnement et confort : des critères souvent sous-estimés

Autre élément déterminant : la résidence est sécurisée par un portail fermé et dispose d’une place de stationnement privative et nominative. « Ce sont des choses auxquelles on ne pense pas forcément au début, mais qui font une vraie différence au quotidien », souligne la jeune femme.

À budget équivalent, ces prestations leur semblent plus difficiles à trouver dans certains quartiers de Mulhouse.

Un budget encadré et un apport décisif

Dès le départ, le couple fixe une limite claire : 200 000 € maximum. L’appartement est finalement acheté 180 000 €, frais de notaire inclus, grâce à un apport total de 50 000 €, constitué d’un don familial et de fonds personnels débloqués.

« Le financement n’a pas dicté le choix de la commune ou du bien. On savait précisément ce que l’on pouvait se permettre, et on s’y est tenus. »

L’achat et l’emménagement s’enchaînent rapidement, à la fin du mois de juin 2025.

Des concessions sur la mobilité, mais pas sur la qualité de vie

S’installer à Riedisheim implique néanmoins quelques ajustements. « Je ne peux plus aller travailler en transports en commun et on est un peu plus éloignés du centre-ville de Mulhouse », reconnaît Élise.

Le couple est toutefois véhiculé, et la jeune femme se rend à son travail à vélo. « C’est une autre organisation, mais qui fonctionne bien pour nous. »

Avec plusieurs mois de recul, le bilan est sans appel. « On se sent bien ici. On a trouvé un équilibre qui nous correspond. » Le logement est aujourd’hui envisagé comme une étape durable, capable d’accompagner leurs projets à moyen terme.

Mulhouse ou m2A ?

Si elle devait donner un conseil à de futurs acheteurs, Élise inviterait avant tout à réfléchir à leur mode de vie. « Si on travaille à Mulhouse même, y habiter reste très pratique. Mais si ce n’est pas le cas, les communes de l’agglomération offrent souvent plus de confort à budget équivalent. »

Un témoignage qui illustre, à hauteur de jeunes primo-accédants, les arbitrages auxquels sont confrontés de nombreux acheteurs aujourd’hui dans la m2A : trouver le juste équilibre entre localisation, budget et qualité de vie.

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