Le 20/10/2026
Payant (voir les détails)
Du 1er au 25 octobre, se déroulent les Journées de l'Architecture dans une cinquantaine de villes d’Alsace, du Bade-Wurtemberg et des cantons de Bâle avec pour cette édition le thème "Architecture et paysage".
Créées en 2000, Les Journées de l’architecture | Die Architekturtage organisées par la MEA - Maison Européenne de l'Architecture sont devenues le plus grand festival transfrontalier d’architecture d’Europe dédié au grand public avec plus de 180 manifestations.
© Affiche officielle
Basilico - maître des paysages urbains - Journées de l'architecture
Rendez-vous pour la projection du film
suivie d'une rencontre autour de la photographieBASILICO
"Maître des paysages urbains"
L'infini là en-bas
Mardi 20 octobre à 20h30 au Cinéma Bel Air à Mulhouse
Stefano Santamato - Italie - 2023 - 62min
Architecte de formation, Gabriele Basilico (1944 – 2013) a développé une œuvre photographique de référence, centrée sur la ville, l’architecture et le paysage.
C’est en poète rigoureux, en artiste méthodique que Gabriele Basilico a posé son regard sur les villes du monde entier, durant près de 40 ans. Dans sa pratique de photographe, il a disséqué les structures urbaines et a renouvèlé les images des villes modernes.
Un rapport passionné au paysage
Toute sa vie il a mené une enquête photographique infatigable sur la morphologie et les mutations des paysages urbains contemporains.
Il a saisi par ses images profondes la confrontation entre l'environnement naturel et le bâti et ses strates de construction, mettant en relation les différents éléments du paysage et figeant sur papier argentique l'âme des lieux.
Dépouillant le contexte urbain de toute présence humaine, son œuvre révèle l'essence même de la ville et notre rapport avec elle.
« On ne peut pas séparer l'architecture du paysage urbain. C'est dans les relations entre les objets que je peux développer un discours. » Gabrielle Basilico.
Le film
Le documentaire retrace les principales étapes de sa carrière : des premières photos de reportage prises dans sa jeunesse durant les années d’engagement politique, aux emblématiques Portraits des Usines de la fin des années soixante-dix, jusqu’aux dernières œuvres dans les grandes métropoles des années 2000. Décrire le profil professionnel et humain de Gabriele Basilico, des voix éminentes dans le monde de la culture, des personnes qui lui sont proches et qui conservent ses anecdotes, réflexions et obsessions. Parmi eux : amis et collègues photographes, Gianni Berengo Gardin, Oliviero Toscani et Toni Thorimbert, l’historienne de la photographie Roberta Valtorta et le réalisateur Amos Gitai.
Stefano Santamato le réalisateur
Entre 2022 et 2023, j'ai eu le grand honneur de travailler sur un documentaire consacré à un maître de la photographie d'architecture et de paysage : Gabriele Basilico. J’ai découvert l’œuvre de Basilico en 2009, lors de mes études d’architecture. Déjà à l’époque, j’étais profondément frappée par la manière dont des photographies aussi rigoureuses de bâtiments et de paysages pouvaient dégager une énergie si vitale et poétique ; comment, à partir d’images dépourvues de présence humaine, un sentiment d’humanité incroyablement puissant pouvait émerger.
Quelques éléments biographiques avant de découvrir sa vie en images...
Au début des années soixante-dix, après son diplôme de la Faculté d'architecture, son regard, tout à la fois personnel et documentaire, s’est révélé à l’occasion de sa première grande exposition en 1983 : « Milano, ritratti di fabbriche » présentant son projet mené de 1978 à 1980 qui dépeint le secteur industriel de sa ville natale.
Il entretiendra pendant toute sa carrière un lien fort avec les friches industrielles et les paysages déshérités.
Avant cette première reconnaissance, il avait déjà arpenté et mis en images le Maroc, l'Iran, l'Écosse à Glasgow où il avait photographié ses terrains vagues et son architecture industrielle.
En 1984, il répond à une vaste commande lancée par l'État français via la DATAR - Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale de photographies ayant pour objet de "représenter le paysage français des années 1980".
Il voyage le long de la côte de la Manche, de Dunkerque au Mont Saint-Michel en photographiant ports côtiers, villes et littoraux, publiés dans la monographie "Bord de Mer". Vues noir et blanc aux magnifiques contrastes, des immeubles touristiques des années 1960 et maisons de villégiature traditionnelles, on retrouvera également dans ce projet les paysages industriels des zones portuaires.
Il poursuit cette réflexion dans son travail personnel et remporte le Grand Prix International du Mois de la Photo en 1990.
En 1991, il participe avec un groupe de photographes internationaux à une mission photographique sur la ville de Beyrouth à la fin de la guerre.
Depuis, Gabriele Basilico a réalisé de nombreuses campagnes individuelles ou collectives dans les villes du monde entier, donnant lieu à grand nombre d'expositions et ouvrages, Porti di mare (1990), L'esperienza dei luoghi (1994), Italy, cross-sections of a country (1998), Interrupted City (1999), Cityscapes (1999), Berlin (2001), Beyrouth (2003), Scattered city (2005), Montecarlo (2007), Intercity (2007).
Ses derniers projets photographiques réalisés Silicon Valley commandé par le Museum of Modern Art de San Francisco, Roma (2007), Vertical Moscou, une enquête photographique sur le paysage urbain de Moscou dépeint du haut des 7 gratte-ciels de Staline, Istanbul 05.010, Shanghai (2010), Beyrouth et Rio de Janeiro (2011).
Lien direct avec l'architecture
A l'Exposition internationale d'architecture XIII de la Biennale de Venise (2012), un an avant sa disparition, il présente le projet « Pavillons communs » en collaboration avec Diener & Diener Architekten et Adele Re Rebaudengo.
Gabriele Basilico a également suivi le travail de l'architecte italien Aldo Rossi pendant près de vingt ans, accompagnant son ascension jusqu'à devenir une figure de proue de l'architecture internationale (prix Pritzker en 1990). Ses photographies révèlent leur profonde affinité professionnelle : tous deux étaient originaires de Milan, diplômés du Politecnico, intéressés par les questions sociales et la transformation urbaine, et surtout, animés par la même conscience morale qui les poussait à explorer le monde qui les entourait. Ayant grandi dans un Milan dont la civilisation industrielle était alors à l'agonie, ils ont saisi l'occasion de créer un nouveau langage tout en restant attentifs à la tradition.
Rencontre avec des photographes et temps d'échange
A l'issue de la projection, nous croiserons les regards de photographes qui aiment aussi saisir l'architecture, la ville et ses paysages. Ils nous présenteront leur travail et nous parleront de leur rapport à cette photographie, en Alsace et ailleurs.
Anne Immelé - photographe, curatrice, professeure de photographie à la HEAR de Mulhouse, créatrice de la Biennale de la photographie
Grégory Tachet - photographe et co-créateur du studio Oskar à DMC, ancien photo
Christophe Schmitt - photographe et journaliste
Le cycle des Mardis de l'archi, c'est une fois par mois au Cinéma Bel Air, un film, fiction ou documentaire, présenté et suivi d'un temps d'échanges, parfois d’une rencontre. Le cycle est organisé en partenariat avec la MEA - Maison Européenne de l'Architecture Rhin Supérieur.
Au plaisir de vous voir au Bel Air !
Contacts :
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9 € tarif normal / 7€ tarif réduit adhérents MEA, étudiants, carte CEZAM, invalides, Carte Pass’temps - 5€ - tarif réduit - de 26 ans ou Carte Amis du Bon Cinéma / 3€ - tarif réduit Carte Culture
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