Dans les quartiers touristiques de Paris, certains établissements auraient recours à des pratiques commerciales douteuses au détriment des clients, notamment des touristes étrangers. Verres à fond surélevé pour simuler une pinte complète, surfacturation, pourboire présenté comme obligatoire : Marc Mazière, fondateur du blog Radin Malin, a mené des enquêtes terrain en collaboration avec Le Parisien en 2025 et liste les arnaques les plus répandues ainsi que les recours disponibles.
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Arnaques dans les bars parisiens en 2025 : fausse pinte, addition gonflée et pourboire obligatoire, voici comment ne plus vous faire avoir
Vous commandez une pinte à 50 cl dans un bar du centre de Paris, mais votre verre ne contiendrait en réalité que 35 à 40 cl de boisson. C'est l'une des pratiques décrites par Marc Mazière, fondateur du blog de consommation Radin Malin, sur la base d'enquêtes menées avec Le Parisien en 2025. Le mécanisme serait simple : des verres à fond surélevé, conçus pour donner l'illusion d'un volume supérieur à celui effectivement servi. La pratique serait d'autant plus difficile à détecter lors des soirées de match, où l'agitation et le bruit découragent toute vérification.
Dans le département de Paris (75), un compte Instagram baptisé "Balance ta pinte" s'était donné pour mission de recenser les établissements concernés. Il aurait finalement cessé son activité de dénonciation sous la pression des bars visés, selon l'auteur. Afficher "pinte 50 cl" tout en servant un volume inférieur constituerait, sur le plan juridique, une pratique commerciale trompeuse passible de sanctions. Pour autant, aucun contrôle systématique ne serait mis en place dans les faits.
Face à cette situation, Marc Mazière donne un conseil pratique : vérifier le fond du verre dès réception. Un fond anormalement épais est visible à l'œil nu. Le client est tout à fait en droit de demander un remplacement ou de contester l'addition si le volume servi ne correspond pas à ce qui est annoncé sur la carte.
Au-delà de la question du volume des boissons, Marc Mazière pointe une autre pratique observée dans certains établissements des quartiers touristiques parisiens : la surfacturation des clients étrangers. Selon lui, un visiteur étranger pourrait payer plus de 10 € de plus qu'un client français pour un repas identique. Plusieurs méthodes seraient utilisées pour parvenir à ce résultat, souvent de manière discrète.
Parmi les procédés identifiés lors de ces enquêtes terrain :
Ces pratiques seraient contraires au droit français : le service est légalement inclus dans les prix affichés, la carafe d'eau est un droit du consommateur et non une faveur, et le pourboire reste en toutes circonstances une démarche volontaire. L'auteur souligne que la Coupe du Monde, en générant des flux inhabituels de supporters étrangers, pourrait amplifier ces comportements dans certains établissements mal intentionnés. Son conseil : lire l'addition ligne par ligne avant de régler, demander systématiquement la carafe d'eau et ne pas céder à un pourboire présenté comme une obligation.
Si vous pensez avoir été victime d'une pratique commerciale abusive dans un café ou restaurant parisien, plusieurs options s'offrent à vous. La première consiste à contester directement sur place : demander à parler au responsable de l'établissement et signaler le problème de manière calme mais ferme reste souvent le moyen le plus rapide d'obtenir un geste commercial.
Il est également possible de signaler le comportement de l'établissement auprès de la DGCCRF via la plateforme SignalConso.gouv.fr. Marc Mazière précise qu'un signalement prend environ trois minutes et que des signalements répétés concernant un même établissement peuvent déclencher des contrôles ou des actions de la part des autorités compétentes.
Cette démarche citoyenne présente un double intérêt : elle permet de protéger d'autres consommateurs exposés aux mêmes pratiques, et elle contribue à faire pression sur les établissements concernés. Les enquêtes terrain décrites par Marc Mazière, menées avec Le Parisien en 2025, ont justement pour ambition de sensibiliser le grand public à ces situations, qui restent difficiles à identifier sans un minimum de vigilance au moment de passer commande ou de régler l'addition.
Article rédigé par Emilie.
Date de publication : le 29/06/2026.
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