Mirapolis | Courdimanche
L'ancien site de Mirapolis, à Courdimanche près de Cergy dans le Val-d'Oise, pourrait accueillir un parc d'attractions inspiré de l'univers Dragon Ball. Porté par la société saoudienne Qiddiya Investment Company, ce projet de plusieurs milliards d'euros en est encore au stade des négociations. Voici ce que l'on sait réellement à ce jour de ce dossier qui fait beaucoup parler.
© Image d'illustration d'un projet prévu en Arabie Saoudite
Un parc Dragon Ball à la place de Mirapolis ? Le projet géant étudié près de Paris
Tout part d'une enquête publiée par Politico, recoupée ensuite par Le Parisien : l'Élysée discuterait depuis plusieurs mois avec Qiddiya Investment Company, une société saoudienne spécialisée dans les loisirs et contrôlée par le fonds souverain PIF. L'objectif serait de racheter ou de maîtriser l'ancien terrain de Mirapolis, à Courdimanche près de Cergy, pour y construire un parc d'attractions inspiré de l'univers de Dragon Ball. L'investissement évoqué dépasserait le milliard d'euros, certaines sources évoquant même plusieurs milliards, mais aucun montant officiel n'a été communiqué à ce stade.
Ce projet de parc à thème en Île-de-France repose toutefois sur une base officielle bien réelle. Lors du sommet Choose France du 19 mai 2025, Qiddiya Investment Company et le gouvernement français ont signé un protocole d'accord destiné à explorer « un projet majeur lié au tourisme et au divertissement en France ». Le document de l'Élysée ne mentionne cependant ni Dragon Ball, ni Courdimanche, ni le site de Mirapolis. Il reste donc une part d'interprétation dans les informations qui circulent.
Fin juillet 2026, une réunion de travail aurait par ailleurs été organisée sous l'autorité du préfet d'Île-de-France, avec plusieurs ministères, RTE et Île-de-France Mobilités. Les échanges auraient notamment porté sur l'alimentation électrique du futur parc, les transports, le foncier et la gouvernance du projet. Ces discussions montrent que la faisabilité est étudiée sérieusement, mais elles ne constituent en aucun cas une autorisation de construire.
Pour se faire une idée des ambitions de Qiddiya, il faut se tourner vers le projet déjà engagé en Arabie saoudite, où la société développe le premier parc Dragon Ball officiellement annoncé au monde. Ce complexe doit occuper plus de 500 000 m² et s'articuler autour de sept zones thématiques inspirées de l'univers de la franchise : Kame House, Capsule Corporation, la planète de Beerus, entre autres. Plus de trente attractions sont prévues, dont un Shenron monumental de 70 mètres de haut abritant une montagne russe, ainsi que des hôtels et des restaurants.
Le projet français serait, d'après les informations disponibles, une version moins vaste que son homologue saoudien. Aucun plan, visuel ou descriptif propre au site de Courdimanche n'a cependant été dévoilé à ce jour. Les images qui circulent sur les réseaux sociaux et dans la presse représentent essentiellement le projet saoudien, et non ce que serait le futur parc du Val-d'Oise. Il convient donc d'accueillir ces visuels avec précaution.
Au-delà des ambitions architecturales, plusieurs obstacles majeurs restent à franchir. L'ancien site de Mirapolis faisait déjà l'objet d'un autre projet d'aménagement : une procédure environnementale avait été engagée en 2024 pour une première phase d'une dizaine d'hectares comprenant des cottages touristiques, du coliving et des hébergements hôteliers, sur un périmètre total d'environ 30,6 hectares. Un parc Dragon Ball supposerait donc de clarifier la propriété des terrains, le devenir de ces aménagements existants, mais aussi d'obtenir l'accord des détenteurs des droits de la franchise pour une exploitation en France. Les questions d'accès routier, de desserte depuis le RER A, de capacités énergétiques et de contraintes environnementales devront également être résolues.
Le site concerné se trouve à Courdimanche, dans le Val-d'Oise, à proximité de Cergy-Pontoise, accessible depuis Paris via le RER A. À ce stade, aucune ouverture n'est programmée et aucun accès au public n'est prévu. La desserte en transports en commun et les accès routiers font précisément partie des points à l'étude dans les négociations en cours entre les différentes parties prenantes.
Article rédigé par Lionel
Date de publication : le 04/08/2026.
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