Du 17/04/2026 au 11/07/2026
Bibliothèque Sainte-Geneviève | Paris
Gratuit
En miroir de l’exposition « Le Graveur et les sortilèges », consacrée aux univers, figures et visions de l’artiste danois Lars Bo, « La Fabrique de la gravure » propose un décentrement du regard.
© Bibliothèque Sainte-Geneviève
Découvrez la fabrique de la gravure de l'artiste Lars Bo
Il ne s’agit plus seulement de réfléchir à ce que la gravure nous donne à voir, mais encore à la manière dont elle advient. Cette exposition parallèle invite donc le visiteur à entrer dans l’atelier de l’artiste danois et à suivre, pas à pas, la genèse d’une image gravée.
La gravure est souvent perçue comme un résultat : l’estampe, l’image imprimée et diffusée. Elle est pourtant, avant toute chose, un processus, fait d’essais, de reprises, de gestes patients au moyen d’outils spécifiques. L’objectif de cette exposition est donc de décomposer les grandes étapes du travail de Lars Bo : du premier jet au travail sur la plaque de cuivre, des instruments du graveur à l’encrage, jusqu’au moment décisif de l’impression.
Les objets présentés (croquis, plaques, outils, épreuves) proviennent directement de l’atelier de l’artiste et sont prêtés par Ludmilla Balfour‑Hess, Miranda Roux, les filles de l’artiste, et Titania Hess, sa petite‑fille, à qui la bibliothèque Sainte‑Geneviève tient à exprimer, encore une fois, ses plus vifs remerciements. Leur confiance permet de donner à voir le travail de l’artiste d’un point de vue rarement adopté.
Le parcours proposé met en lumière la dimension profondément artisanale de l’œuvre de l’auteur de Taille douce : un conte d’imprimeur. Graveur au sens plein du terme, Lars Bo entretient un rapport intime avec la matière : le cuivre, attaqué puis repris ; l’encre, étalée puis essuyée ; le papier, choisi, pressé.
Chaque étape du processus de gravure engage des choix esthétiques autant que techniques, où l’aléa joue un rôle fondamental. Quand bien même l’artiste témoigne d’un degré unique de maîtrise des techniques et des procédés de la gravure, l’estampe n’est jamais synonyme d’un contrôle total, désincarné et sans échappatoire. La gravure se construit plutôt dans un dialogue constant, parfois âpre, entre l’intention et le geste de l’artiste, d’une part, et la résistance de la matière, d’autre part.
En révélant les coulisses de la création, « La Fabrique de la gravure » ne cherche pas à dissiper le mystère des images de Lars Bo mais, au contraire, à faire porter le regard sur ce qui en est la source. Le merveilleux, l’inquiétant, le fantastique ne naissent pas seulement de l’imaginaire de l’artiste : ils prennent forme dans la rapidité du mouvement des premiers croquis à la volée, dans les patients essais préparatoires, dans le lent travail de la plaque, dans la répétition des gestes et dans l’acceptation de l’aléa. En présentant ce qui précède l’image gravée, ce qui la rend possible et ce qui, humblement et silencieusement, continue de l’habiter, c’est l’émergence d’une œuvre d’art « qui bouge et [qui est] saisie dans le moment même où elle semble bouger encore », pour reprendre la formule de Julien Gracq à propos de la littérature dans En lisant en écrivant, que nous avons l’occasion d’observer.
À travers cette immersion dans l’atelier, le visiteur est invité à considérer la gravure non comme une simple technique d’impression et de reproduction, mais comme un art de la transformation, où le visible est le fruit d’un long et exigeant travail de fabrication.
Tout public.
Cet événement a été renseigné par un organisme institutionnel. Date de dernière mise à jour le 15/04/2026.
Contacts :
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