Du 21/05/2026 au 07/03/2027
Payant (voir les détails)
L'exposition La mode au Moyen Âge offre un voyage dans l’univers vestimentaire médiéval, où les tailleurs rivalisent d'ingéniosité pour mettre en valeur la silhouette et la richesse du propriétaire. Ce sont là les prémices des phénomènes de mode tels que nous les connaissons aujourd'hui !
© Asso Amis Tour Jean sans Peur - BnF
Extrait visuel Affiche Mode Moyen Age
L'exposition plonge le spectateur dans l'univers de la mode médiévale à travers trois thématiques présentant l'évolution de la silhouette, l'importance des accessoires et des coiffes jusqu'au raffinement des chaussures, et enfin les normes sociales qui régissent l'apparence vestimentaire dans la société médiévale. Une dernière partie est consacrée à la confection et à l'entretien des vêtements.
Autour de l'exposition :
Paraître
Si, jusqu’au XIIIe siècle, les vêtements se portent larges, avec parfois un laçage permettant de souligner le torse, à l’aube du XIVe siècle débute une véritable révolution. Les vêtements amples font désormais place à des tenues ajustées, obéissant à une même esthétique : un corps fin et élancé. Celui des femmes est souligné par le port d’une cotte resserrée au niveau du torse et pourvue d’un décolleté, tandis que le corps masculin est mis en valeur par un pourpoint ajusté et des chausses montantes. Les moralistes ont très tôt fustigé cette mode effrontée, comparant la silhouette masculine à celle d’un lévrier.
Au XVe siècle, le pourpoint, élément principal de la garde-robe masculine, remonte à mi-fesse. Cette évolution demande un réajustement des chausses qui finissent par se rejoindre, complétées par la braguette, apparaissant au même moment.
En guise de soutien-gorge, les femmes bandent leur buste ou bien usent de « robes à sachet de poitrine » lorsque les seins sont tombants ou bien trop opulents.
Se jouer du vêtement
Les cours sont les lieux privilégiés de l’excentricité. Reflet de celles-ci, le vêtement aristocratique comprend de nombreux accessoires et artifices caractéristiques à la fin du Moyen Âge :
Boutons ou noyaux et lacets viennent accentuer la finesse de la silhouette, tandis que des ouvertures bordées de fourrures sur les côtés des houppelandes laissent voir le vêtement du dessous. Ces fentes permettent aussi, accessoirement, de récupérer les objets accrochés à la ceinture.
Les couvre-chefs suivent ces excentricités. Les élégants jouent sur les multiples manières de porter leur chaperon, tandis que les élégantes portent des coiffes de plus en plus aériennes, comparables aux voilures d’un navire !
La chaussure, comme le vêtement, s’affine, donnant naissance au XVe siècle à la poulaine, puis, par la suite, à la patte d’ours. Pour déambuler dans les rues boueuses, il est possible d’user de patins ou « socques », sorte de sur-chaussure à semelle épaisse munie d’une lanière.
L'habit fait le moine
Pour les moralistes, le vêtement est le reflet de l’âme. Les autorités religieuses et laïques veillent ainsi au respect des normes sociales et limitent les excès. Dès le XIIIe siècle, des lois somptuaires sont promulguées obligeant chacun à être vêtu d’une façon qui reflète son rang dans la société. En Italie, des bûchers sont installés en place publique afin d’exhorter les fidèles à brûler leurs parures outrancières. Pour les prostituées, les voiles ou les couvre-chefs sont proscrits. À Bergame, en Italie, un chaperon rouge à sonnettes stigmatise les proxénètes ! Les communautés non chrétiennes doivent porter des signes discriminants : par exemple, les Juifs arborent une calotte jaune à Marseille, les Musulmans une rouelle d’étoffe jaune en Espagne.
Des signes distinctifs font leur apparition dans l’aristocratie. Les armoiries, apparues sur les champs de batailles dès le XIIe siècle, sont représentées brodées sur les vêtements, sous forme de petits écussons. Ces vêtements peuvent être aussi personnalisés aux couleurs et aux armes du prince. Au XIVe siècle, les devises, emblèmes personnels du prince, se diffusent et deviennent de véritables outils de communication. Seuls les déguisements pour les nombreuses fêtes permettent, pour un temps, un bouleversement des valeurs que représente parfaitement le fou, amuseur professionnel au service des rois et princes.
Commissaire de l'exposition : Nadège Gauffre Fayolle, historienne médiéviste chercheuse indépendante, spécialiste du fait vestimentaire au Moyen Âge et membre de l'AFET (Association Française pour l'Étude du Textile).
Avec le prêt de collections de vêtements et d'accessoires des Associations de reconstitution Mercurius et Artemis (Nicolas Baptiste et Soline Anthore Baptiste, respectivement docteurs en histoire de l'armure et en histoire du vêtement).
Public : enfants, jeunes et adultes. À partir de 6 ans. Jusqu’à 106 ans.
Accessible aux personnes déficientes auditives.
Cet événement a été renseigné par un organisme institutionnel. Date de dernière mise à jour le 21/05/2026.
Contacts :
+33140262028
conta
tourj
Instagram
Visite libre
Tarif normal : 7€
Tarif réduit* : 5€
Visite guidée de l'exposition Mode
Tarif normal : 12€
Tarif réduit* : 8€
(*étudiants, demandeurs emploi, amis du Louvre, amis de Cluny, professeurs, personnes handicapées et accompagnateurs, 7-18 ans)
Réservation non
Recevez les meilleures idées sorties par notification web !
Aucun email requis.
Autoriser les notifications pour continuer.
Recevez les meilleures idées sorties par notification web !
Aucun email requis.
Une seconde fenêtre va s'ouvrir vous invitant à autoriser les notifications