Du 21/04/2026 au 26/06/2026
BU Grands Moulins, 5 rue Thomas Mann | Paris
Les bibliothèques de l'Université Paris Cité accueillent deux expositions intitulées "Place aux femmes !", consacrées aux premières femmes médecins et avocats. L'exposition dédiée aux pionnières de la médecine se tient à la bibliothèque universitaire des Grands Moulins, au 5 rue Thomas Mann dans le 13e arrondissement, du 3 avril au 26 juin 2026. Celle sur les premières femmes avocats est visible à la BU Jeanne-Chauvin de Malakoff, du 7 avril au 26 juin 2026.
Élaborées à partir des archives de l'Université Paris Cité, ces deux expositions reviennent sur les parcours de femmes qui, au tournant du XXe siècle, ont bousculé les codes d'une société peu disposée à leur ouvrir les portes des professions intellectuelles. En Île-de-France, ce rendez-vous culturel double invite à redécouvrir des figures trop longtemps restées dans l'ombre de l'histoire officielle. L'université réaffirme ainsi son engagement en faveur de l'égalité femmes-hommes, une valeur inscrite au cœur de ses missions.
À Paris, dans le cadre des expositions à Paris proposées par l'agenda culturel, ce projet se distingue par son ancrage historique et documentaire. Les portraits de Jeanne Chauvin, Augusta Klumpke ou encore Alice Sollier permettent de mieux appréhender les spécificités de leurs parcours respectifs. Ces femmes ont dû intégrer des milieux fermés, régis par des usages et des coutumes entièrement masculins, et faire face à des oppositions relayées jusque dans la presse et les caricatures de l'époque.
Dans le département de Paris, la bibliothèque universitaire des Grands Moulins, située rue Thomas Mann dans le 13e arrondissement, accueille l'exposition consacrée aux premières femmes médecins. Le commissariat général de l'ensemble du projet est assuré par Agnès Sandras. Ces deux expositions simultanées forment un ensemble cohérent qui interroge à la fois l'histoire des professions, la place des femmes dans la société et les mécanismes d'invisibilisation qui ont longtemps occulté leur rôle.
La valorisation de ces pionnières s'inscrit dans un mouvement historiographique plus large. Depuis quelques années, historiennes et historiens, médecins et juristes travaillent à faire reconnaître individuellement et collectivement ces femmes d'exception. De nombreuses publications et manifestations scientifiques et culturelles témoignent de cet effort de (re)mise en visibilité, longtemps négligée dans l'écriture officielle de l'histoire.
L'année 2026 est particulièrement chargée en symboles. Du côté du droit, elle marque le centenaire de la mort de Jeanne Chauvin, première Française à avoir soutenu un doctorat en droit et à avoir plaidé, et dont le nom a été donné à la bibliothèque Droit, économie et gestion de l'Université Paris Cité. Du côté de la médecine, l'actualité est tout aussi riche : parmi les 72 noms de femmes de science qui orneront prochainement la Tour Eiffel, on compte 7 femmes médecins, dont 5 sont évoquées dans l'exposition.
Par ailleurs, l'Université Paris Cité a organisé en mars 2026 une consultation visant à renommer trois grands amphithéâtres de sa faculté de Santé. Les noms proposés sont ceux de Madeleine Brès, dont le portrait figure dans l'exposition, ainsi que Suzanne Noël et Marianne Grunberg-Manago. Ces initiatives convergentes dessinent un paysage culturel et institutionnel attentif à la juste place des femmes dans la mémoire collective.
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