Le 07/05/2026
École des hautes études commerciales de Paris (HEC Paris) | Jouy-en-Josas
Gratuit
Département : Finance
© HEC Paris
Quels sont les coûts intermédiaires qui influent sur le prix des actifs ?
Intervenant : Manav Chaudhary (LSE)
Salle : T027
Quels coûts d'intermédiation influencent les prix des actifs ?
Résumé :
Lorsque les intermédiaires, tels que les courtiers, ne disposent pas des capacités financières nécessaires pour absorber la demande des investisseurs, les prix des actifs s'écartent de leurs fondamentaux. Les spreads d'arbitrage (par exemple, les spreads entre les taux des bons du Trésor et les taux OIS) sont largement utilisés pour diagnostiquer ces distorsions. Cependant, c'est le niveau global des prix (par exemple, les rendements des bons du Trésor) qui, en définitive, détermine les coûts d'emprunt et la transmission de la politique monétaire, et non les spreads. Il n'est pas certain que les spreads reflètent fidèlement les distorsions de ces niveaux. Nous développons un modèle dans lequel les intermédiaires supportent deux types de coûts : l'un proportionnel au risque du portefeuille, l'autre lié à la taille brute des positions. Les coûts bruts des positions sont le principal facteur de distorsion des spreads, tandis que les coûts liés au risque sont principalement responsables des distorsions des niveaux de prix. La théorie fournit une statistique suffisante : les différences de vitesse de retour à la normale des niveaux de prix et des spreads après un choc de demande permettent d'identifier séparément ces coûts. Nous appliquons ce cadre d'analyse aux marchés des bons du Trésor américain et des titres adossés à des créances hypothécaires (OIS) en utilisant des chocs de demande à haute fréquence identifiés lors des adjudications de bons du Trésor. En moyenne, les coûts liés au risque prédominent : les chocs de demande entraînent des variations substantielles des rendements, tandis que les spreads restent globalement inchangés. Un modèle calibré confirme ce décalage : la réduction des coûts de position, tels que le ratio de levier supplémentaire, diminue fortement la volatilité des spreads, avec peu d'effet sur la volatilité des rendements, tandis que l'allègement des coûts liés au risque produit l'effet inverse. En définitive, les spreads, pris isolément, ne permettent pas d'appréhender la principale source de distorsions des niveaux de prix.
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