Du 03/12/2026 au 04/12/2026
Thélème (Université de Tours) | Tours
Les 3 et 4 décembre 2026, la performance Que la machine vive en moi de Romane Nicolas investit Thélème, à l'Université de Tours, dans le cadre d'une présentation hors les murs en co-accueil avec l'établissement. Écriture live, robotique, dramaturgie et intelligence artificielle se mêlent le temps de deux soirées, pour un spectacle d'une durée d'1h30, accessible dès 12 ans.
C'est dans l'espace singulier de Thélème, au cœur de l'Université de Tours, que ce projet de création prend vie les 3 et 4 décembre 2026. Ce lieu universitaire, peu habituel pour ce type de proposition artistique, devient le terrain d'une expérience scénique hybride portée par Romane Nicolas, qui signe à la fois l'écriture et la performance. À ses côtés, Cla Boyriven assure la robotique-performance, tandis qu'Elio Jacquel intervient sur la performance et la dramaturgie. La régie son-vidéo est confiée à Arthur Vervier-Dasque, avec une collaboration à la conception de Flor Paichard.
Ce spectacle hors les murs s'inscrit dans une démarche de diffusion portée par le Réseau Puissance 4, en coproduction. En région Centre-Val de Loire, ce type de création itinérante, qui sort volontairement des scènes conventionnelles pour investir des espaces de vie et de pensée, contribue à élargir l'accès aux spectacles et sorties culturelles à Tours. Une façon de faire venir la création là où se trouvent les publics, notamment les plus jeunes, avec un accès dès 12 ans.
Le cœur de la performance repose sur un protocole d'écriture live impliquant quatre entités : une musicienne, une roboticienne, une écrivaine et une intelligence artificielle. Ensemble, elles co-écrivent en temps réel le scénario d'un blockbuster et sa musique. Le public suit ce processus de création sur des écrans disposés en fond de scène, témoins en direct d'un résultat qui se réinvente à chaque représentation. Entre les séquences projetées, les créateur·rices humain·es performent autour de thèmes forts : humains et non-humains, normes et a-normes, cyborgisation des corps.
La dimension corporelle est au centre de la proposition : tout au long de la performance, les artistes hackent réellement leur corps par différents procédés biochimiques ou mécaniques, parmi lesquels le surdosage de stéroïdes, l'ajout de prothèses ou l'interface neuronale. À l'image de l'intelligence artificielle, les corps trans sont envisagés comme des corps cyborg, hackables et modifiables. Que la machine vive en moi construit ainsi un univers à la fois high-tech et poétique, qui interroge les frontières entre le vivant, la machine et l'identité.
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