Musée Lalique | Wingen-sur-Moder
Dans la nuit du 5 juillet 2026, le musée Lalique de Wingen-sur-Moder, en Alsace, a été la cible d'un cambriolage. Plusieurs individus ont pénétré par effraction dans l'établissement et dérobé 27 bijoux estimés à 4,5 millions d'euros, dont des pièces emblématiques de René Lalique. L'enquête a été confiée à la Section de recherches de Strasbourg. Le musée est actuellement fermé au public.
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Cambriolage au musée Lalique de Wingen-sur-Moder : 27 bijoux volés pour 4,5 millions d'euros
C'est au petit matin du 5 juillet 2026 que le musée Lalique de Wingen-sur-Moder a été victime d'un cambriolage d'une rare ampleur. Plusieurs individus ont forcé l'entrée du bâtiment, déclenchant immédiatement les systèmes de sécurité. En une dizaine de minutes seulement, ils ont brisé plusieurs vitrines abritant des bijoux de René Lalique avant de prendre la fuite.
Le bilan est lourd : 27 bijoux ont été dérobés, pour une valeur totale estimée à 4,5 millions d'euros. Parmi les pièces disparues figurent un buste, des broches, un face-à-main, un flacon, deux bracelets, un sautoir, un peigne, une épingle à chapeau, une boucle de ceinture, un collier de chien, ainsi que des colliers et des pendentifs. La pièce la plus symboliquement chargée reste le pendentif « Femme-libellule ailes ouvertes », première œuvre acquise par le musée en vue de sa création et considérée comme un pilier de l'institution.
Situé dans le village alsacien où René Lalique avait installé une verrerie il y a plus de cent ans, ce musée labellisé Musée de France incarne depuis 15 ans un patrimoine exceptionnel pour toute la région Grand Est. Ce cambriolage touche donc bien au-delà des murs de l'établissement, affectant l'ensemble des acteurs culturels et institutionnels qui soutiennent le lieu.
L'enquête a été confiée à la Section de recherches de Strasbourg, chargée d'identifier les auteurs du vol et de retrouver les œuvres dérobées. La nature même des bijoux de René Lalique complique la tâche : leur valeur est avant tout artistique et non matérielle. L'artiste travaillait l'émail, la corne et le verre, des matériaux dont la valeur intrinsèque, une fois les pièces démontées, reste bien inférieure à leur portée patrimoniale.
Parmi les prêteurs concernés figure notamment la société Lalique. Un prêteur principal, souhaitant garder l'anonymat, a exprimé sa crainte d'une tentative de chantage auprès des assurances, sous forme de demande de rançon en échange des œuvres volées. De son côté, le musée a indiqué faire confiance à la gendarmerie et s'est refusé à toute conjecture sur les suites de l'affaire.
Le musée, géré par un syndicat mixte regroupant la Région Grand Est, la Collectivité européenne d'Alsace, la Communauté de communes Hanau-La Petite Pierre et la Commune de Wingen-sur-Moder, est actuellement fermé au public. L'établissement espère rouvrir ses portes dans les meilleurs délais, dans des conditions sereines et sécurisées. Une exposition intitulée « Cristallisation », consacrée aux créations de Lalique Art au cours des 15 dernières années, venait tout juste d'ouvrir au moment des faits. Le musée souhaite permettre à ses visiteurs de la découvrir dès que possible.
Article rédigé par Emilie.
Date de publication : le 08/07/2026.
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