La première étape de la Solitaire du Figaro Paprec, reliant Perros-Guirec à Vigo, a offert l'un des récits les plus marquants de ce début de course. Tom Goron, 20 ans, skipper d'Xplorassur et l'un des favoris annoncés, a dû faire face à une panne de pilote automatique dès le début du parcours côtier, le contraignant à mouiller pour une intervention technique. Parti dernier de Bretagne, il rallie finalement Vigo à la 15e place après une remontée impressionnante.
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Solitaire du Figaro Paprec : Tom Goron et sa remontée remarquable entre Perros-Guirec et Vigo
Tout commence sur les eaux de la côte de granit rose, ce cadre spectaculaire du littoral breton où s'élance chaque année l'une des courses à la voile en solitaire les plus exigeantes de France. Dès les premiers milles du parcours côtier, Tom Goron se retrouve face à une défaillance de son pilote automatique, équipement indispensable pour tout skipper solitaire. Contraint de mouiller et d'attendre l'intervention d'un technicien, autorisée par le règlement, le jeune marin voit défiler l'ensemble de la flotte devant lui.
Reparti de Bretagne en dernière position, Tom Goron choisit de ne rien lâcher. Porté par un mental d'acier, le navigateur de 20 ans, le plus jeune de la flotte engagée dans cette édition de la Solitaire du Figaro Paprec, s'impose une règle simple : naviguer comme s'il était encore en tête. Une philosophie de course qui lui permet de remonter progressivement ses adversaires tout au long de la traversée vers l'Espagne, dans l'espoir d'un retournement météo favorable à l'approche de la côte galicienne. Cette épreuve de volonté s'inscrit dans la tradition de résilience propre à la voile hauturière en Bretagne, région qui a forgé bon nombre de grands navigateurs.
À son arrivée à Vigo, Tom Goron résume lui-même l'état d'esprit qui l'a animé durant toute l'étape : « Je suis toujours resté dans l'optique de remonter coûte que coûte. Je me suis dit qu'avec un peu de chance il se passerait quelque chose à la fin qui me permettrait de revenir. Je n'ai rien lâché, je naviguais comme si j'étais devant, à fond. » Une déclaration qui illustre parfaitement l'intensité de ce type de compétition, où la tête joue un rôle aussi déterminant que les réglages du bateau.
Au classement final de cette première étape, c'est l'Irlandais Tom Dolan qui s'impose, tandis que Tom Goron franchit la ligne à la 15e place. Une position qui, au regard des circonstances, constitue une véritable remontada. Le skipper d'Xplorassur reconnaît toutefois quelques choix tactiques qui ont pesé dans l'écart final avec le leader, notamment au passage de la dorsale, où il préfère rester au large plutôt que de s'enfermer dans la baie de La Corogne.
« J'ai gardé la même distance que j'avais depuis le début et malheureusement à la fin ça a molli donc les 7-8 milles se sont transformés en 2h30. C'est comme ça ! » analyse-t-il avec lucidité. Malgré la déception, Tom Goron retient surtout la satisfaction d'avoir bataillé jusqu'au dernier instant, terminant devant Tiphaine Ragueneau avec seulement trois secondes d'avance. Un duel serré qui témoigne de l'intensité des duels en milieu et fin de flotte lors de cette course.
La suite du programme s'annonce prometteuse : dès dimanche, la deuxième étape entre Vigo et Saint-Nazaire sera donnée. Tom Goron affiche clairement ses intentions et compte bien activer le mode attaque pour effacer les regrets de cette première manche. Deux étapes restent à disputer, et le jeune skipper sait que chaque minute gagnée en mer peut peser lourd dans le classement général.
Article rédigé par Marie.
Date de publication : le 22/05/2026.
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