Le festival Swing Nomade revient Ă  Spechbach les 5 et 6 juin

Pour sa 14e édition, le festival Swing Nomade, unique festival dédié au jazz manouche en Alsace, investit la salle des fêtes de Spechbach-le-Bas, dans le Sundgau, les vendredi 5 et samedi 6 juin. Au programme : cinq concerts réunissant des guitaristes de renommée mondiale, des stands de luthiers, des jam-sessions spontanées et une atmosphère conviviale qui fait la réputation de cet événement fondé en 2011.

Le festival Swing Nomade revient Ă  Spechbach les 5 et 6 juin DR Le festival Swing Nomade revient Ă  Spechbach les 5 et 6 juin

Le festival de jazz manouche organisé par l'association Swing Nomade a débuté en 2011 pour rendre hommage à Mito Loeffler, grand nom de la scène alsacienne. C'est à Zillisheim, un village de l'agglomération mulhousienne connu pour sa communauté manouche, que le festival est ainsi né et s'est fait connaître au fil des ans avant de migrer non loin de là. La commune de Spechbach, à l'entrée du Sundgau, accueille ce mois-ci, et pour la troisième année consécutive, un événement qui s'adresse aussi bien aux passionnés qu'au grand public.

Guitaristes de classe mondiale au festival de Spechbach

C'est en toute convivialité que se joue ici le jazz manouche, dans toute sa splendeur : « 3 à 5 musiciens par concert, avec guitare, violon, contrebasse, parfois piano », précise Pierre Heyd, le responsable de l'association. « Il y a un tel vivier de musiciens dans ce style, qui ne demandent qu'à jouer... C'est une musique que chacun a déjà entendue, parfois sans s'en rendre compte : quand on vient une fois au festival, on a envie d'y revenir. Si vous voulez oublier les soucis, faire la fête pendant deux soirées, venez ! Et si vous vous dites que vous avez des amis... Emmenez-les ! »

Le festival est l'occasion de partager une culture bien vivante, représentée par certains de ses meilleurs musiciens actuels. Swing Nomade a choisi d'ouvrir le festival, vendredi 5 juin, en remontant le fil des traditions musicales tziganes de l'Est avec l'ensemble Zima, composé de musiciens russes et ukrainiens incluant même une balalaïka. Le grand guitariste Angelo Debarre, tout droit issu des lignées manouches de la région parisienne d'où ont émergé des légendes comme Django Reinhardt, prend la suite avec brio : « c'est un orfèvre, son jeu, c'est de l'horlogerie fine », s'enthousiasme Pierre Heyd.

Samedi 6 juin, trois concerts sont au programme, d'abord avec l'ensemble Un Soir de Swing, habitué du festival. Lui succèdera un guitariste de classe mondiale, Stochelo Rosenberg, qui jouera en compagnie du pianiste allemand Jermaine Landberger. À charge pour le guitariste Tchavolo Schmitt, « il joue aux côtés de Thomas Dutronc, qui le considère comme l'un des meilleurs musiciens au monde », de conclure cette belle affiche à taille humaine.

Moments de grâce sur les stands

Le festival est aussi connu pour tous ses moments de grâce impromptus qui se déroulent à l'extérieur de la salle, sur les stands de luthiers venus de toute la France pour présenter leurs instruments. Nombreux sont les musiciens à venir assister au festival, transformant les séances de test d'instruments en jam-sessions endiablées. « Après avoir applaudi les musiciens sur scène, tu partages un moment avec eux sur les stands... On ne s'ennuie pas », garantit Pierre.

Les tartes flambées et la buvette contribuent à cette ambiance unique, une plongée dans une culture que l'on pourra approfondir en rencontrant les auteurs Francis Couvreux (Les Héritiers de Django), Brian Loeffler (Le Tsigane d'Auschwitz) et le photographe Luc Georges avec l'association Appona, qui anime également une conférence samedi à 17h, avant la messe à 18h.

Article rédigé par Mathilde.
Date de publication : le 21/05/2026.

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