Le plus camarguais : le phare de Beauduc

À l’extrémité de la Camargue, le phare de Beauduc semble perdu entre mer, étangs et dunes. Construit en 1902-1903, il remplace un simple amer en bois installé en 1865. Sa mission est notamment de mieux distinguer la côte camarguaise et d’éviter les confusions entre les feux de Faraman, plus à l’est, et de Planier, en rade de Marseille.

Aujourd’hui, Beauduc est un phare particulièrement mystérieux car il est isolé, non visitable et définitivement éteint depuis 2019. L’évolution du trait de côte et les difficultés d’accès ont conduit à remplacer son signal par une bouée cardinale. Le bâtiment reste néanmoins un élément majeur du patrimoine de la Camargue.

Les secrets du phare

  • Un phare presque au bout du monde : aucune route classique ne conduit directement jusqu’au bâtiment. Son isolement fait partie intégrante de son caractère.
  • Un phare construit après un naufrage : l’amélioration de la signalisation de cette partie de la Camargue fut notamment accélérée après le naufrage du vapeur marseillais Pergame.
  • Une énergie étonnamment moderne : en 1970, un aérogénérateur fut installé pour fournir l’énergie principale du phare, complété par un système photovoltaïque de secours.
  • Une maison de gardiens importante : le bâtiment annexe comprenait plusieurs chambres, cuisines, magasins et deux appartements. Vivre ici signifiait réellement vivre isolé du reste du monde.
  • Une balade camarguaise : le phare ne se visite pas mais son accès est une belle balade dans les paysages typique de la Camargue, entre marais salants, étangs et dunes.

Le plus camarguais : le phare de BeauducPointe des Sablons - 13104 Arles

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