Jusqu'au 20/09/2026
Fondation François Schneider | Wattwiller
4/8€
La Fondation François Schneider offre une carte blanche à l'artiste breton Nicolas Floc'h, figure majeure de la scène contemporaine, avec l'exposition "Hydroscape" en place tout l'été. Une véritable plongée sous les mers, aux résultats plus qu'inattendus. Franchement surprenant.
© DR
Un mur de couleurs hypnotiques : les couleurs de l'eau !
Le travail de Nicolas Floc'h est situé entre l'investigation scientifique et la création plastique. Avec son exposition Hydroscape, à voir jusqu'au mois de septembre à la Fondation François Schneider à Wattwiller, il lève le voile sur les secrets des fonds marins. Les paysages comme des forêts immergées, mais aussi les nuances chromatiques révélatrices de leur composition et plus largement de leur santé. « J'ai démarré ce projet il y a dix ans, avec un travail documentaire autour des récifs artificiels : c'est ainsi que je me suis lancé dans la photographie sous-marine. Il y a une méconnaissance des paysages sous-marins : on se représente souvent quelque chose de tropical, mais pas la réalité des côtes françaises, comme ses forêts d'algues », explique l'artiste, qui travaille de longue date aux côtés de scientifiques et de biologistes.
Au rez-de-chaussée de la Fondation, on pourra admirer de grands formats photographiques en noir et blanc nous immergeant dans des étendues d'algues vertigineuses. Très esthétisant. Notons aussi ces clichés réalisés sous la banquise, jusqu'à 100 mètres de profondeur : Nicolas Floc'h a en effet été le premier artiste invité sur la Tara Polar Station en Arctique !
Les sensations culminent avec l'exploration de la Couleur de l'eau, où la teinte des masses d'eau devient un paysage à lire. Dans la grande salle obscure, un mur gigantesque se compose de photographies prises sous l'eau, sans effets ni retouches, allant du jaune or au bleu turquoise, en passant par toutes les nuances de vert.
« Ces photos montrent une dynamique, un cycle biologique, comme une fresque, c'est pictural. Ce sont les éléments, les végétaux et les minéraux présents dans l'eau qui la teintent ainsi, un peu comme un sachet de thé que l'on met dans une tasse. Le degré de pollution a son rôle également, malheureusement », estime Nicolas Floc'h. Le bleu témoigne d'une eau plus ou moins pure, mais contenant moins de vie, alors que le vert : « ... c'est de l'eau habitée ! La photographie au grand angle permet d'obtenir ces dégradés dans les couleurs, sinon, je n'aurais eu que des monochromes, une suite de Pantone, et là, ça n'aurait raconté aucune histoire ! »
Contacts :
03 89 82 10 10
info@
www.f
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