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Alioune Diagne. Saytu

Du 23/05/2026 au 18/07/2026

Galerie Templon / Paris - Grenier Saint Lazare, 28, rue du Grenier-Saint-Lazare | Paris

Gratuit

Après son spectaculaire succès à la Biennale de Venise en 2024, le peintre Alioune Diagne revient à Paris avec « Saytu », ensemble de toiles inédites, fruit d’une enquête menée ces deux dernières années à travers le Sénégal.

Alioune Diagne, Jeune fille Bassari © Galerie Templon Alioune Diagne, Jeune fille Bassari

En wolof, le terme saytu renvoie à l’idée de rechercher, d’inspecter, afin de trouver et de conserver ce qui est précieux.

Dans cette perspective, l’artiste a sillonné durant plusieurs mois le centre et le sud-est du pays, à la rencontre de communautés minoritaires vivant dans des régions isolées — les Bassari, Bédik, Dialonké et Coniagui — dont il a documenté les coutumes et rituels ancestraux qu’elles perpétuent et tentent de préserver.

Le projet a débuté par un séjour de deux mois en pays Bassari, dans le village d’Etiolo, puis chez les Bédik, dans les localités d’Ethiwar, Ibel, Iwol et Andjel, où Alioune Diagne s’est rendu à deux reprises.

Diagne a également partagé le quotidien des Dialonkés, à Madina Baffé, et s’est rendu dans le centre du Sénégal chez les Coniaguis, à Koupentoum, aujourd’hui malheureusement marqués par la disparition progressive de certains rituels.

Au plus près de ces communautés, l’artiste a patiemment observé, documenté puis réinterprété ces traditions à travers son langage plastique si singulier.

Sa technique, progressivement élaborée au fil des années, repose sur l’assemblage de petits modules qu’il nomme « signes inconscients » : agrégés les uns aux autres, ils composent des scènes figuratives d’une grande intensité.

Masques, danses, costumes, musiques et chants sont ainsi transposés en peinture, dans une tentative de saisir l’énergie vibrante et l’essence spirituelle de ces cérémonies.

Influencé, sans en avoir d’abord pleinement conscience, par le savoir-faire de son grand-père, maître coranique, Diagne conçoit ce vocabulaire formel, presque pointilliste, comme un langage universel capable de communiquer l’inexprimable.

Entre abstraction et figuration, certaines toiles comme Jeune fille Bassari (2025) se livrent immédiatement au regard, tandis que d’autres comme La foule qui danse ou Sous l’arbre sacré (2025) invitent le spectateur à un lent déchiffrement, préservant la part de mystère propre à ces traditions transmises oralement de génération en génération.

Chroniqueur de son temps, l’artiste ambitionne de constituer, à sa manière, les archives futures du Sénégal.

Faces/Time, une installation monumentale réunissant 100 portraits d’individus croisés au fil de son voyage, en est aussi l’illustration.

Ces visages d’anonymes, porteurs de récits et de mémoires individuelles, renvoient à l’intimité de chaque existence tout en rappelant les identités évanescentes de nos profils numériques.

« Saytu » s’inscrit alors dans une réflexion plus large sur la transmission des savoirs à l’ère des réseaux sociaux et de la mondialisation.

Comment ces héritages culturels évoluent-ils aujourd’hui ? Quelle place occuperont-ils demain ?

Parmi les communautés rencontrées, Diagne a également porté une attention particulière aux femmes et à leurs rituels spécifiques, soulignant leur rôle central dans la vie sociale et la transmission des savoirs.

La première ligne (2025) ou Rythme Dialonké (2026) rendent hommage à leur force et à leur créativité, inscrivant ces traditions dans un dialogue contemporain sur la place des femmes dans nos sociétés.

Ce projet interroge aussi plus largement la fragilité des patrimoines culturels à l’échelle mondiale.

À travers une écriture picturale résolument contemporaine, Alioune Diagne nous invite ainsi à réfléchir à la manière dont les sociétés d’aujourd’hui peuvent préserver, réinventer et transmettre leurs traditions.

Tout public.

Cet événement a été renseigné par un organisme institutionnel. Date de dernière mise à jour le 23/05/2026.

Renseignements

Galerie Templon / Paris - Grenier Saint Lazare, 28, rue du Grenier-Saint-Lazare 75003 Paris

Dates et horaires :

  • Samedi 23 Mai 2026 de 10h à 19h
  • Mardi 26 Mai 2026 de 10h à 19h
  • Mercredi 27 Mai 2026 de 10h à 19h
  • Jeudi 28 Mai 2026 de 10h à 19h
  • Vendredi 29 Mai 2026 de 10h à 19h
  • Samedi 30 Mai 2026 de 10h à 19h
  • Mardi 2 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Mercredi 3 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Jeudi 4 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Vendredi 5 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Samedi 6 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Mardi 9 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Mercredi 10 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Jeudi 11 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Vendredi 12 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Samedi 13 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Mardi 16 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Mercredi 17 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Jeudi 18 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Vendredi 19 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Samedi 20 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Mardi 23 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Mercredi 24 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Jeudi 25 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Vendredi 26 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Samedi 27 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Mardi 30 Juin 2026 de 10h à 19h
  • Mercredi 1 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Jeudi 2 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Vendredi 3 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Samedi 4 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Mardi 7 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Mercredi 8 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Jeudi 9 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Vendredi 10 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Samedi 11 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Mardi 14 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Mercredi 15 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Jeudi 16 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Vendredi 17 Juillet 2026 de 10h à 19h
  • Samedi 18 Juillet 2026 de 10h à 19h
Voir toutes les dates à venir

Tarifs :

Gratuit

Inscription, billetterie ou réservation :

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