Du 19/09/2026 au 17/10/2026
Galerie Rue Antoine, 10, rue André Antoine | Paris
La Galerie Rue Antoine présente The Owls Are Not What They Seem, une exposition collective réunissant treize artistes autour du thème du double et du dédoublement. Vernissage le samedi 19 septembre 2026, puis ouverture du mercredi au samedi de 15h à 19h jusqu'au 17 octobre 2026, au 10 rue André Antoine, dans le 18e arrondissement de Paris.
Avec cette nouvelle exposition, la Galerie Rue Antoine poursuit son cycle Invitation to Love, une série de huit expositions consacrées à l'univers de David Lynch. Pour accueillir The Owls Are Not What They Seem, l'espace du 10 rue André Antoine se métamorphose en Red Room, reconnaissable à ses emblématiques rideaux rouges et à son sol en zigzag, plongeant les visiteurs dans une atmosphère directement inspirée du monde lynchien.
DR
Exposition "The Owls Are Not What They Seem" Ă la Galerie Rue Antoine Ă Paris
NichĂ©e dans le 18e arrondissement de Paris, la galerie rassemble pour l'occasion treize artistes aux pratiques et aux gĂ©nĂ©rations très diverses : Corine Borgnet, Damien Cadio, Larry Clark, Salvador DalĂ, Jessy Deshais, Richard Hamilton, La Dame Ă la valise Emmanuel Lefrant, David Lynch, Mathilde Marc, Judith Prigent, Man Ray, RaphaĂ«lle Ricol et Mathieu Weiler. Ce dialogue entre Ĺ“uvres et regards croisĂ©s constitue le cĹ“ur de cette exposition collective hors du commun.
À travers des médiums variés, de la peinture à la photographie en passant par le cinéma et les arts plastiques, cette exposition à Paris interroge la nature même de la représentation. Les images présentées glissent, se dédoublent, se métamorphosent, invitant le visiteur à remettre en question ce qu'il croit percevoir. Le titre, emprunté à l'univers de Lynch, annonce d'emblée la couleur : rien n'est tout à fait ce qu'il paraît.
Le thème du double traverse les siècles et les disciplines. Le mythe de Sosie, figure de l'Antiquité confrontée à sa propre image, ou encore le Doppelgänger des traditions germaniques, cet autre qui marche à nos côtés comme un présage, constituent les fondements philosophiques et littéraires de l'exposition. Chez Dostoïevski, ce dédoublement se manifeste comme une crise profonde de l'identité individuelle, un vertige intérieur que les œuvres présentées prolongent dans le champ visuel.
Dans le cinéma de David Lynch, le double cesse d'être un simple personnage narratif pour devenir une propriété intrinsèque de l'image elle-même : les corps changent d'apparence, les identités circulent d'un visage à l'autre, plusieurs réalités semblent coexister simultanément. Cette conception influence directement la scénographie et le choix des œuvres réunies dans l'exposition, où le reflet, l'ombre, la copie et la répétition mettent en jeu l'instabilité de toute représentation.
Le XXe siècle a également fait du double un outil de création à part entière. Marcel Duchamp invente son propre double avec Rrose Sélavy, tandis qu'Andy Warhol répète les images jusqu'à les rendre instables, vidées de leur sens originel. The Owls Are Not What They Seem ne cherche pas à illustrer le Doppelgänger, mais à en explorer les résonances à la croisée de la littérature, de la philosophie, de la musique, du cinéma et des arts plastiques, dans un parcours qui sollicite autant l'intellect que la sensibilité.
Contacts :
Recevez les meilleures idées sorties par notification web !
Aucun email requis.
Autoriser les notifications pour continuer.
Recevez les meilleures idées sorties par notification web !
Aucun email requis.
Une seconde fenĂŞtre va s'ouvrir vous invitant Ă autoriser les notifications