Du 03/11/2026 au 21/11/2026
Galerie Clémentine de la Féronnière | Paris
Gratuit
Sept ans après la dernière exposition de James Barnor à la galerie, le photographe, âgé de 97 ans, continue de nous surprendre.
© James Barnor
Coffee night at Theobald's Road, London, 1960 Modern gelatin silver print from original, 1960
Ce nouveau chapitre issu de son archive présente un ensemble de tirages inédits, autour de la question de l’autoportrait et de sa propre mise en scène. Son parcours, du Ghana pré-indépendance au Royaume-Uni, aller-retour, est jalonné d’images devenues iconiques. Des classiques prises de vue de studio des années 1950, on ressentait déjà la personnalité et la malice du photographe. La proximité et l’aisance des images de presse, de l’indépendance en 1957, puis celles teintées fashion des années 1960, faisaient deviner sa personnalité entraînante. Les photographies de la diaspora en Grande-Bretagne sont, quant à elles, des témoins de grands moments d’amitié que le photographe a vécus, des rencontres qui ont changé sa vie. Enfin, lors de son retour au Ghana au début des années 1970, il excellait dans la mise en scène, que ce soit pour faire poser une assistante avec des bidons de chimie de développement à la place d’une charte de couleurs, ou encore la série qui servait à illustrer le calendrier de la marque Agip en 1974.
Dans cette exposition, c’est ainsi James Barnor que nous retrouvons dans les images témoins de sa vie : jeune père droit sur ses jambes posant avec son premier fils en robe de baptême dans la cour de son studio au Ghana; lui encore, portant son kente devant un panneau de signalisation « England », saisi par son grand ami Dennis Kemp; lui déjà, dans les années 1950, en costume à rayures, saisissant un événement.
Plus que des clins d’œil, ces images semblent être l’âme de l’archive, exhumées aujourd’hui à la lumière de sa vie.
L’archive de James Barnor, qui a été classée et enregistrée à la galerie entre 2017 et 2021, a été, ces dernières années, le fruit de nombreuses études, recherches et expositions qui ont permis une reconnaissance du grand public de son travail.
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C’est une grande joie d’en présenter à ses côtés un volet inédit. Le 22 octobre, s’ouvrira à la Fondation Cartier l’exposition Le temps des récoltes, par Ibrahim Mahama.
Les liens entre James Barnor et Ibrahim Mahama sont multiples : le Ghana oui, mais aussi la conscience de l’importance de l’archive, de l’enregistrement, et la question du retour et de la participation des jeunes générations au Ghana.
Ibrahim Mahama a sélectionné pour cette présentation dans le nouvel espace de la Fondation Cartier plusieurs volets de l’œuvre du photographe, notamment les images de la série Agip, les mêmes images que nous avions exposées dans son centre d’art de Tamale en 2024 lors du festival que nous avions produit à l’occasion de ses 95 ans et qui y sont toujours visibles.
Cet évènement signera le retour de James Barnor à Paris. Un programme de rencontres sera annoncé ultérieurement.
Tout public.
Cet événement a été renseigné par un organisme institutionnel. Date de dernière mise à jour le 02/11/2026.
Gratuit
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