Lorsqu’on pense aux bouchons, aux klaxons et aux interminables files de voitures, Paris vient immédiatement à l’esprit. Pourtant, la capitale n’est pas la ville la plus embouteillée de France. Le nouveau classement du TomTom Traffic Index réserve même quelques surprises, avec Lyon, Bordeaux et Montpellier aux trois premières places.
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La ville la plus embouteillée de France n’est pas Paris… et les automobilistes y perdent 121 heures par an
Avec un niveau moyen de congestion de 47,2 % en 2025, Lyon arrive en tête du classement français établi par TomTom. Concrètement, cela signifie qu’un trajet réalisé dans la ville dure en moyenne 47,2 % plus longtemps que dans des conditions de circulation parfaitement fluides. L’indicateur lyonnais a encore progressé de 0,7 point en un an.
La situation est encore plus parlante lorsque l’on regarde le temps perdu aux heures de pointe. Un automobiliste effectuant deux trajets quotidiens de 10 kilomètres pendant les jours travaillés aurait perdu environ 121 heures dans les bouchons en 2025. Cela représente plus de cinq jours complets passés au volant, simplement à cause de la circulation.
Le jeudi 17 avril a été la pire journée de l’année pour circuler à Lyon. Le niveau moyen de congestion avait alors atteint 72 %, avec un pic à 144 % vers 17h. À cette heure-là, les conducteurs ne pouvaient parcourir qu’environ 3,1 kilomètres en quinze minutes.
Derrière Lyon, Bordeaux arrive en deuxième position avec un niveau de congestion de 43,5 %, en hausse de 0,8 point par rapport à 2024. Les conducteurs bordelais ont perdu l’équivalent de 99 heures dans les embouteillages aux heures de pointe. Le vendredi 29 août, marqué par les retours de vacances, a été la journée la plus compliquée de l’année dans la métropole girondine.
Montpellier occupe la troisième marche du podium avec un taux de congestion de 41,4 % et environ 85 heures perdues sur l’année. Elle devance ainsi Paris, Marseille et plusieurs métropoles pourtant beaucoup plus peuplées.
Avec un niveau moyen de congestion de 47,2 %, Lyon prend la tête du classement. Les automobilistes lyonnais auraient perdu environ 121 heures dans les bouchons en 2025, soit plus de cinq jours complets.
Bordeaux arrive en deuxième position avec un taux de congestion de 43,5 %. Le temps perdu aux heures de pointe est estimé à 99 heures sur l’année.
Montpellier complète le podium avec un niveau de congestion de 41,4 %. Les conducteurs y ont passé environ 85 heures supplémentaires dans les embouteillages.
La capitale n’arrive qu’en quatrième position, avec un taux de congestion de 40 %. Les trajets restent néanmoins particulièrement longs, puisque les automobilistes parisiens ont perdu environ 109 heures sur l’année.
Marseille se classe cinquième avec un niveau moyen de congestion de 39,4 % et environ 74 heures perdues aux heures de pointe.
Plus surprenant, Clermont-Ferrand atteint la sixième place du classement avec un taux de congestion de 38,9 %. Le temps perdu est estimé à 66 heures par an.
Rouen occupe la septième position avec un niveau de congestion de 37,1 %. Les conducteurs y perdent environ 85 heures dans les bouchons.
Avec un taux de congestion de 36,6 %, Nancy se place huitième. Mais la ville se distingue surtout par son temps perdu particulièrement élevé : 116 heures par an, soit davantage qu’à Paris ou Bordeaux.
Strasbourg affiche également un niveau de congestion de 36,6 %. Les automobilistes y ont perdu environ 69 heures sur l’année.
Nantes ferme ce top 10 avec un taux de congestion de 36,6 % et environ 76 heures perdues aux heures de pointe.
Paris ne se classe donc « que » quatrième avec un niveau de congestion de 40 %. La capitale enregistre même une amélioration notable puisque cet indicateur a diminué de quatre points par rapport à 2024.
Cela ne signifie pas pour autant que la circulation y est devenue agréable. Aux heures de pointe, les automobilistes parisiens ont encore perdu 109 heures sur l’année, soit quatre jours et treize heures. Le soir, un trajet de 10 kilomètres demandait en moyenne près de 38 minutes, à une vitesse moyenne de seulement 15,8 km/h.
Cette différence s’explique par la méthode utilisée. Le niveau de congestion compare la durée réelle des déplacements à celle observée lorsque les routes sont totalement fluides. Le nombre d’heures perdues est, lui, calculé sur la base de deux trajets quotidiens de 10 kilomètres effectués aux heures de pointe pendant 230 jours travaillés.
La présence de Nancy à la huitième place pourrait sembler relativement rassurante. Pourtant, les automobilistes nancéiens perdent environ 116 heures par an dans les bouchons, soit davantage qu’à Paris, Bordeaux ou Montpellier.
Nancy devient ainsi la deuxième ville française où le temps perdu aux heures de pointe est le plus important, juste derrière Lyon. Une donnée qui montre qu’un niveau moyen de congestion moins élevé ne garantit pas forcément des déplacements quotidiens plus rapides.
Plus loin dans le classement, Tours occupe la 19e position avec 34,3 % de congestion et 74 heures perdues, tandis que Rennes se classe 20e. Au total, 29 villes françaises ont été intégrées à cette édition du Traffic Index.
Article rédigé par Lionel
Date de publication : le 05/08/2026.
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