Le 15/11/2026
Gratuit, plateau
Réunir le texte et le corps, l’écrivain Antoine Mouton et la chorégraphe Laure Terrier autour d’une même conviction : la lecture est un acte profondément physique et relationnel.
© Cie Jeanne Simone / Rob Bielee
Petit déjeuner poétique et dansé avec Antoine Mouton et Laure Terrier
La voix du lecteur et la présence de la danseuse dialoguent sans jamais s’illustrer. Antoine lit, ancré dans le texte ; la danseuse habite les lieux, leurs usages, leurs circulations, leurs silences. La danse devient écho, déplacement, respiration des mots. Ensemble, ils composent une forme sensible qui révèle le lieu comme espace vivant, traversé de présences, d’images et de récits.
Cette proposition délicate et immersive invite chacun·e à tisser son propre fil entre le texte, le corps et le lieu, avant un temps d’échange, et ce, autour de délicieuses viennoiseries, jus et boissons chaudes.
Qui dit mieux ?
Texte et lecture : Antoine Mouton // Publication aux Éditions La contre allée
Chorégraphe et interprète : Laure Terrier // Compagnie Jeanne Simone
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Antoine Mouton est né en 1981 à Feurs.
Depuis 2004, il a publié onze livres, des romans, des poèmes, des récits, des textes sans genre précis, parfois accompagnés de photographies. Il a été membre du bureau de lecture des Fictions radiophoniques de France Culture, puis du comité de lecture du théâtre de la Colline à Paris, où il était aussi libraire pendant neuf ans. Il enseigne à l’Ensatt à Lyon, auprès des écrivain-es dramaturges, et à la Fai-ar à Marseille. Il donne régulièrement des lectures publiques de ses propres textes et transmet la pratique de l’écriture lors d’ateliers ou de stages. Il ne pense pas que l’écriture se réduise à la production de livres. Écrire est aussi une façon de s’inscrire dans le monde, le temps, la société. En 2025, il a écrit, pour la compagnie Jeanne Simone, les poèmes du spectacle Animal Travail, mis en scène par Laure Terrier, dans lequel il est également interprète.
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Laure Terrier crée des spectacles qui font la part belle à la contestation dans les failles, en désaxant corps, sons et mots vers d’autres irrégulières structurations horizontales. Elle chérit le jaillissement, le solaire et glisse d’autres possibles au travers de nos espaces quotidiens.
C’est dans une relation ténue aux lieux de nos quotidiens, dans ce qu’ils proposent / suggèrent / imposent aux corps et prédéterminent de nos relations, que se trame une part essentielle de la dramaturgie des spectacles. Laure Terrier y tisse des écritures de corps, de sons, de mots, portées par des individus comme nous toutes et tous singulier·es qui s’autorisent la danse pour (nous) dire au monde. Elle tente de raviver notre attention aux unes et aux autres, habitant·es de ces tissus quotidiens.
L’essentiel des spectacles est dédié à l’espace public et à certains de ses lieux spécifiques, parce que c’est là que s’éprouvent corps et corps social, qu’ils portent un gilet jaune, alertent sur l’accaparement de l’eau, de l’air laissé respirable ou du temps octroyé à vivre pendant et après la vie dite active. Des créations s’ancrent ainsi, l’une dans les lieux Classe et École, d’autres au travers de la Place publique, une autre se dédie aux spécificités de l’espace public du Quartier pavillonnaire… C’est bien dans cet espace public que se rencontrent, s’articulent et se frictionnent les gens, les points de vue et les mondes, que se brandissent de vitales aspirations qui cherchent à se comprendre elles-mêmes. C’est là que les un·es et les autres tentent de se (re)saisir vivant·es, actant·es, en appui contre l’expérience atone et stérile d’être le maillon d’un système statique (qui ne se pense plus qu’économique et indestructible).
Contacts :
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