Studio Pilates Reformer Colmar, 5 rue Maimbourg | Colmar
Le Pilates Reformer envahit TikTok et Instagram, mais cette machine à sangles et ressorts existe depuis plus d'un siècle. À Colmar, Emilie Vézy enseigne le Pilates depuis 2008 et propose des cours sur Reformer dans son studio. Renforcement musculaire profond, mobilité, posture : voici ce que l'on travaille vraiment sur ce chariot coulissant, loin des idées reçues véhiculées par les réseaux sociaux.
© Mathilde Bourgain
Le shoulder bridge version Pilates Reformer
À première vue, le Reformer ressemble à une drôle de machine : un chariot coulissant, des sangles, une barre et des ressorts. Il appartient pourtant à la méthode Pilates. Et il n'a rien d'une nouveauté : Joseph Pilates dépose dès 1924 en Allemagne un brevet pour un « appareil d'exercice » qui préfigure le Reformer actuel. Un siècle plus tard, la machine connaît une nouvelle jeunesse, portée par les réseaux sociaux.
Son intérêt ? Guider le mouvement, améliorer l'alignement et rendre certains mouvements plus accessibles qu'au sol. Le principe reste celui du Pilates : renforcer les muscles profonds tout en travaillant mobilité, étirements et posture. Le transverse, le plancher pelvien et la respiration occupent une place centrale, mais le corps est sollicité dans son ensemble.
C'est ce qui peut désarçonner lors d'un premier cours. Sur le Reformer, les ressorts créent une résistance, mais il ne s'agit pas de pousser toujours plus fort. « Les sportifs sont souvent dans la performance. En Pilates, on est dans la conscience », souligne Emilie Vézy, professeure depuis 2008. Placement, respiration et contrôle comptent davantage que la vitesse ou le nombre de répétitions : une autre façon de se renforcer, qui demande parfois de revoir ses automatismes.
Pas besoin d'être sportif ou particulièrement souple pour commencer. Le Reformer s'adresse aussi aux débutants. Après une première séance, les élèves parlent souvent d'un corps « grandi », « étiré » ou « déverrouillé ». Le lendemain, certains découvrent des muscles jusque-là passés sous le radar. Pour progresser, Emilie Vézy recommande au minimum une séance par semaine : la régularité compte davantage que l'accumulation.
© Mathilde Bourgain
Emilie Vézy, fondatrice du Studio Pilates Reformer Colmar
Si le Reformer semble désormais partout, notamment sur TikTok et Instagram, c'est surtout sa visibilité qui a changé. Emilie Vézy constate une hausse de la demande, portée en partie par « l'effet influenceur et TikTok ». Sangles, ressorts et mouvements graphiques se prêtent bien aux vidéos courtes et attirent de nouveaux pratiquants.
Mais monter sur un Reformer ne signifie pas automatiquement faire du Pilates. « On peut faire du Pilates à l'aide du Reformer, mais aussi du fitness sur un Reformer », insiste l'enseignante. Tout dépend du contenu du cours et de la formation de la personne qui l'encadre. Respiration, muscles profonds et contrôle du mouvement font partie des fondamentaux : la machine, à elle seule, ne suffit pas.
Derrière son image très tendance, le Reformer a déjà plus d'un siècle d'histoire. Les réseaux sociaux n'ont pas inventé la pratique : ils lui ont surtout offert une nouvelle visibilité, et avec elle de nouveaux publics.
Article rédigé par Mathilde
Date de publication : le 02/09/2026.
Recevez les meilleures idées sorties par notification web !
Aucun email requis.
Autoriser les notifications pour continuer.
Recevez les meilleures idées sorties par notification web !
Aucun email requis.
Une seconde fenĂŞtre va s'ouvrir vous invitant Ă autoriser les notifications