Jusqu'au 20/09/2026
Château d'Aubenas
Du 11 avril au 20 septembre 2026, le Château d'Aubenas accueille l'exposition "Mille six cent soixante-dix-sept" de Nicolas Daubanes. Installé dans ce monument restauré qui fait désormais office de Centre d'Art Contemporain et du Patrimoine, ce projet artistique plonge dans les archives oubliées des sous-sols du château, à la découverte des graffitis laissés par d'anciens détenus des XVIIe et XVIIIe siècles.
Perché sur un éperon calcaire au cœur de la ville d'Aubenas, le Château d'Aubenas a rouvert ses portes après sept années de restauration pour devenir un lieu de création et de médiation culturelle. C'est dans ce cadre patrimonial fort, soutenu par la Ville d'Aubenas, le Département de l'Ardèche, la région Auvergne-Rhône-Alpes et la DRAC, que l'artiste Nicolas Daubanes prend ses quartiers pour une exposition qui marque durablement la programmation 2026.
Édifié dès le XIIIe siècle par les seigneurs de Montlaur, ce monument a traversé les siècles en se transformant progressivement : d'une forteresse défensive, il est devenu une demeure résidentielle, puis un espace à vocation publique. Aujourd'hui restauré, il propose visites, expositions à Aubenas, conférences, spectacles et ateliers, ouvert dix mois par an à tous les publics.
L'Ardèche confirme ainsi sa vocation à conjuguer patrimoine vivant et création contemporaine, en faisant du Château d'Aubenas un lieu de dialogue entre les époques. Ce projet culturel ambitieux s'inscrit dans une démarche d'accessibilité et d'attention aux enjeux écologiques, portée collectivement par les acteurs du territoire.
L'exposition "Mille six cent soixante-dix-sept" tire son nom des traces gravées dans les sous-sols du château, là où furent jadis enfermés des prisonniers. Nicolas Daubanes, en collaboration avec la chercheuse Fanny Lalande, a entrepris un travail de recherche minutieux autour de ces graffitis carcéraux, témoignages silencieux d'hommes et de femmes des XVIIe et XVIIIe siècles dont l'histoire n'a souvent laissé aucune autre trace.
Pour restituer cette mémoire, l'artiste développe un langage plastique singulier, mêlant plusieurs médiums et techniques :
Au-delà de la proposition artistique, cette exposition inaugure un programme de recherche associant création artistique et sciences humaines. En interrogeant les notions d'enfermement, de mémoire et de résistance à partir de vestiges concrets, Nicolas Daubanes inscrit son travail dans une réflexion plus large sur ce que l'art peut révéler là où les archives restent muettes. Un rendez-vous culturel à ne pas manquer pour tous ceux qui s'intéressent à la mémoire des lieux et aux formes contemporaines de transmission du passé.
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