Du 16/06/2026 au 18/06/2026
Centre de La Vieille Charité | Marseille
Saïdo Lehlouh : dates de la tournée
Du 16 au 18 juin 2026, la Vieille Charité à Marseille accueille Ce que le ciel ne sait pas, une création plastique et chorégraphique monumentale de l'architecte et artiste afghano-français Feda Wardak, présentée dans le cadre du Festival de Marseille. Cette œuvre s'inscrit dans un répertoire artistique plus vaste intitulé Chercheurs d'eau, qui explore les luttes, résistances et contre-récits issus des zones tribales afghanes.
DR
Ce que le ciel ne sait pas : l'œuvre de Feda Wardak au Festival de Marseille
C'est dans l'enceinte de la Vieille Charité à Marseille que Ce que le ciel ne sait pas prend place, du 16 au 18 juin 2026, en coréalisation avec Lieux Publics, Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace Public. Ce rendez-vous s'inscrit dans la programmation du Festival de Marseille, l'un des événements culturels les plus attendus dans les Bouches-du-Rhône. L'œuvre y trouve un écrin à la hauteur de son ambition : monumentale, paysagère et vivante.
Au cœur de la création se dresse un immense escalier en colimaçon sur trois niveaux, tournant sur son axe vertical. Cette installation renvoie formellement à la vis sans fin, outil utilisé dès le IIIe siècle avant J.-C. sur les berges du Nil pour capter et faire remonter l'eau afin d'irriguer les terres. Ici, le dispositif scénique devient le support d'une réflexion plus profonde sur les dynamiques d'extraction, qu'elles concernent les sols, les corps ou les identités culturelles.
L'œuvre est activée par une performance chorégraphique collective signée Saïdo Lehlouh, membre du collectif FAIR·E et co-directeur du CCN de Rennes et de Bretagne, artiste associé au Théâtre de la Ville à Paris. Ensemble, Feda Wardak et Saïdo Lehlouh construisent une enquête forensique qui interroge la manière dont une frappe de drone en Afghanistan peut témoigner de différentes formes d'extractivisme, du pillage des sols à la disparition des savoir-faire millénaires.
Ce que le ciel ne sait pas s'articule autour de trois tableaux dramaturgiques intrinsèquement liés, chacun associé à un espace distinct : le ciel, les sols et les sous-sols. Le ciel représente l'espace de contrôle militaire impérialiste depuis lequel l'Afghanistan a été observé et attaqué. Les sous-sols, eux, incarnent les espaces pillés mais aussi ceux depuis lesquels la résistance s'est organisée. Entre les deux, les sols portent les cicatrices visibles de la guerre, sur les paysages comme sur les corps.
Au cœur du propos se trouvent les karez, ces galeries souterraines creusées sur plusieurs kilomètres depuis près de 1 500 ans dans les zones arides afghanes, permettant de capter l'eau des nappes phréatiques et d'irriguer en continu les terres agricoles. Les bombardements répétés de l'US Air Force ont détruit une grande partie de ces infrastructures hydrauliques millénaires, provoquant sécheresses, exodes et disparition de savoir-faire ancestraux. Depuis 2012, un réseau d'artisans afghans œuvre à leur restauration dans le district de Jeghatu, village d'origine de Feda Wardak.
Le répertoire Chercheurs d'eau, dont cette œuvre est l'une des pièces maîtresses, ambitionne de rendre visibles les contre-récits afghans face aux discours dominants qui ont légitimé les invasions et occupations étrangères. Ce projet protéiforme, qui se construira au fil des années, intègre des œuvres visuelles, chorégraphiques, cinématographiques et sonores. Dès le 22 octobre 2026 et jusqu'au 28 février 2027, trois œuvres inédites de Feda Wardak seront également présentées à la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris, dans le cadre de l'exposition Le temps des récoltes d'Ibrahim Mahama. Parmi elles, une installation vidéo intitulée De terre nous sommes, à la terre nous retournons, et de la terre nous reviendrons, une installation plastique Supporter la terre, avant qu'elle ne s'effondre, ainsi qu'un centre d'archives réunissant œuvres et documents.
Ce que le ciel ne sait pas est présenté du 16 au 18 juin 2026 à la Vieille Charité, dans le 2e arrondissement de Marseille, dans le cadre du Festival de Marseille. Le site est accessible en transports en commun, notamment via le métro ligne 2 (station Joliette) ou plusieurs lignes de bus desservant le Panier. Des parkings sont disponibles à proximité, notamment au parking Belsunce. Il est conseillé de se renseigner auprès du Festival de Marseille pour les horaires précis des représentations et les modalités de réservation.
Article rédigé par Marie.
Date de publication : le 15/06/2026.
Contacts :
04 91 14 58 80
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