Zoo de Mulhouse : parc zoologique et botanique | Mulhouse
Vous les apercevez de plus ou moins loin lorsque vous visitez le Parc Zoologique et Botanique de Mulhouse. Au JDS, on poursuit notre série de portraits d'animaux, pour mieux les connaître et les apprécier. Ce mois-ci, on a fait un coucou au couple de paresseux arrivé à Mulhouse il y a deux mois. - Mike Obri
© Mike Obri
Et bon appétit, Flash !
Surtout pas trop vite. Mollement. Avec précaution. Flash, adorable paresseux à deux doigts, n'a décidément pas usurpé la réputation de son espèce. Un journaliste, avec sa tête inconnue et son assortiment de nouvelles odeurs, débarque dans son enclos pour prendre quelques photos. Pour une majorité d'animaux, c'est une péripétie en soi, qui vient modifier les habitudes de la journée.
Mais Flash s'en fiche royalement. Un paresseux dort près de 15h par jour, et on dirait bien qu'il compte prendre du rab'. Dayanna Curagi Gorio, sa soigneuse, lui tend alors quelques croquettes végétales. Là, ça change tout : Flash sort de sa léthargie. Un bras se tend vers une branche. Puis l'autre. Va-t-il s'y accrocher ? On l'observe. On regarde notre montre.
On pense à notre liste de courses. Oui, il s'est accroché ! Mince, il ne faut pas qu'on oublie de prendre une laitue et du lait bio... Flash s'approche. Un paresseux, c'est un peu comme un artisan couvreur qui vous a promis de passer finir le chantier il y a huit mois. Faut pas être pressé. « Sacré Flash... son nom, c'est une référence au paresseux du film d'animation Zootopie ! », s'amuse Dayanna. « Clairement, il est plus curieux que la femelle, Wakanda. Il s'aventure régulièrement au sol pour marcher, alors que dans la nature, c'est une fois par semaine pour y faire leurs besoins. Avec leur lenteur, ils y sont particulièrement vulnérables. Leur pelage leur permet de se fondre dans les arbres, c'est du camouflage. »
Les deux paresseux, espèce originaire d'Amérique du Sud, sont arrivés au Zoo de Mulhouse début avril, dans le cadre d'un programme européen de l’Association des zoos et aquariums à des fins de préservation ex situ. Pour le moment, les deux paresseux n'ont pas encore atteint l'âge de la maturité sexuelle : ils s'observent timidement et de loin, un peu comme à une boum de 5e. La potentielle reproduction... ça ne sera pas avant 2028. Flash a maintenant la tête en bas et mâche avec indolence ses croquettes. Quelle souplesse. Trop mimi ! Il aime aussi la salade, les endives, les carottes et le fenouil.
© Mike Obri
Flash le paresseux curieux
« Petite, j'ai grandi en Colombie et je me souviens qu'en ville, il y avait des hommes avec des petits singes ou des iguanes sur leur épaule. C'était une autre époque. Heureusement, les mentalités évoluent. Et être entourée de toute cette faune m'a donné envie de m'y intéresser. J'ai fait mes études en Italie, où j'ai travaillé sur le comportement des singes », termine Dayanna, parfaitement à sa place dans les coulisses de la singerie du parc.
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