80 % des jeunes Français considèrent leur animal comme un enfant : l'enquête qui révèle une parentalité animale en plein essor dans les foyers

Une enquête exclusive menée par Rover auprès de 1 000 Français de moins de 35 ans révèle une tendance de fond : les animaux de compagnie occupent désormais une place comparable à celle d'un enfant dans de nombreux foyers. Entre coût de la vie, besoin affectif et quête de liberté, cette nouvelle forme d'attachement bouscule les représentations traditionnelles de la parentalité en France.

80 % des jeunes Français considèrent leur animal comme un enfant : l'enquête qui révèle une parentalité animale en plein essor dans les foyers © Pixabay

Chiens, chats et "pet-parents" : l'enquête Rover qui révèle une révolution silencieuse dans les foyers français

C'est une tendance que beaucoup pressentaient sans pouvoir la chiffrer. Rover, premier réseau mondial de pet-sitters, a mené une enquête auprès de 1 000 Français âgés de moins de 35 ans pour mieux comprendre la place qu'occupent aujourd'hui les animaux de compagnie dans la vie quotidienne. Les résultats sont frappants : 80 % des sondés estiment que les animaux occupent désormais une place comparable à celle d'un enfant au sein des foyers. Un chiffre qui interroge sur les grandes transformations à l'œuvre dans la société française.

Parmi les propriétaires d'animaux interrogés, 81 % accordent à leur chien ou à leur chat autant de valeur qu'à un enfant dans leur famille. Ce phénomène, que l'on observe dans de nombreux départements français comme dans les grandes métropoles, ne se limite pas à une posture affective : il touche des comportements très concrets, des arbitrages financiers et des choix de vie. La frontière entre compagnon et membre de la famille à part entière s'efface progressivement.

L'un des enseignements les plus marquants de l'étude concerne l'identité parentale elle-même. 22 % des propriétaires d'animaux n'hésitent pas à se désigner ouvertement comme "Papa" ou "Maman" face à leur animal. Ce glissement sémantique traduit l'émergence d'une véritable parentalité animale assumée, un phénomène qui progresse discrètement mais durablement dans les représentations des jeunes adultes en France.

Pourquoi les jeunes Français choisissent-ils un animal plutôt qu'un enfant ?

L'enquête Rover s'inscrit dans un débat plus large sur la baisse de la natalité, relancé récemment par le Financial Times. Elle apporte des éléments de réponse concrets sur les motivations qui poussent les moins de 35 ans à adopter un animal plutôt qu'à envisager une parentalité traditionnelle. Les raisons invoquées sont multiples et souvent interconnectées :

  • 50 % citent le coût de la vie comme premier facteur : dans un contexte économique sous tension, l'animal représente un engagement affectif perçu comme plus accessible financièrement.
  • 44 % évoquent un besoin de soutien émotionnel ou de compagnie : le chien ou le chat devient un repère affectif stable, source de présence et d'amour inconditionnel.
  • 43 % mettent en avant le besoin de liberté et de flexibilité : une génération qui redéfinit ses formes d'engagement sans nécessairement y renoncer.
  • 38 % citent les incertitudes économiques, climatiques et géopolitiques comme frein à la parentalité classique.

Ces chiffres dessinent le portrait d'une génération qui n'a pas abandonné l'idée du lien et de l'attachement, mais qui en réinvente les contours. L'animal de compagnie n'est plus simplement un choix de confort : il répond à des besoins affectifs profonds dans un monde perçu comme de plus en plus incertain.

Cette parentalité animale se manifeste aussi dans des gestes du quotidien très révélateurs. 27 % des propriétaires achètent régulièrement des cadeaux ou des jouets pour leur animal, 13 % ont déjà célébré son anniversaire ou son jour d'adoption, et 13 % ont eu recours à des services professionnels tels que la garde, le toilettage ou le dressage. Autant de comportements qui reflètent une relation pensée, entretenue et valorisée, bien au-delà du simple compagnonnage.

Article rédigé par Marie.
Date de publication : le 21/05/2026.

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