Du 08/10/2026 au 31/10/2026
Gratuit
Après des études de graphisme à Udine, dans le Frioul en Italie, Federica Nadalutti s’installe au milieu des années 80 à Paris pour suivre des cours d’arts plastiques à l’École Nationale des Beaux-Arts et en parallèle des cours de gravure et de sculpture.
© Federica Nadalutti
Déséquilibre dirigé
L’art actuel de Federica Nadalutti, issu du lyrisme abstrait, s’exprime maintenant selon les pures règles du minimalisme et s’écarte de tout affectif, pour retrouver l’essentiel d’un art où le plus est le moins et le moins le plus. Ses artifices sont basés sur plusieurs principes, tels que la série, les combinaisons et les variations de formes pures. Les structures qui portent son oeuvre sont élémentaires, réalisées avec des matériaux simples et monochromes.
Le déséquilibre est un équilibre qui se place autrement.
C’est la forme qui choisit sa place, sa stabilité “instable” dans l’espace, par son poids et son volume. Tous les éléments ici, cherchent à décrire des espaces libres, inattendus, un peu en déséquilibre, comme des choses posées en vitesse au passage, qui auraient trouvé une position dans une mise en place presque arbitraire par l’artiste.
Réalisée dans des simples et ordinaires matériaux (carton, plexiglas, plâtre, bois aggloméré, acier laqué) ou tracée au crayon, l’œuvre cherche avant tout à mettre de côté sa dimension subjective. Pour autant, si la main de l’artiste est sans affect, comme absente, le corps du spectateur, lui, est souvent engagé puisque pour apprécier l’œuvre dans sa totalité, il doit déplacer les sculptures ou se déplacer autour d’elles et donc charger son d’impressions personnelles, de subjectivité en somme. Philippe Renaud
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