De l'Hôtel Goüin au Musée des Beaux-Arts, en passant par le CCC OD, on a découvert trois facettes très différentes d'Alexander Calder. Récit de notre balade.
© DR
CCC OD de Tours - Jusqu'au 28 mars 2027
On l'attendait avec impatience ! Depuis la mi-octobre, le festival AR(t]CHIPEL met Alexander Calder à l'honneur dans une quinzaine de lieux de la région. Porté par la Région Centre-Val de Loire et le Centre Pompidou, cet événement célèbre le sculpteur américain, longtemps installé à Saché. Et comme trois expositions se trouvent en plein centre de Tours, on en a profité pour leur consacrer un après-midi !
Il est 14h, direction l'Hôtel Goüin, rue du Commerce. Dès notre arrivée, on découvre "Sans titre", un imposant stabile noir réalisé en 1973 pour l'IUT de Tours par l'entreprise tourangelle Biémont, sous la direction de Calder. Devant la façade Renaissance, le contraste est saisissant !
À l'intérieur, quelle explosion de couleurs ! Gouaches, estampes et photographies se côtoient dans les salles, au milieu d'un mobilier qui met joliment les œuvres en valeur. On découvre notamment des photographies issues des collections du Centre Pompidou, montrant Calder dans son atelier de Saché. Une exposition particulièrement riche, qui mérite vraiment qu'on prenne le temps de s'y attarder !
On rejoint le CCC OD à quelques pas et là, changement total d'ambiance ! Dans l'immense nef blanche, trois sculptures monumentales occupent l'espace : deux au sol et une suspendue. Leurs formes noires contrastent avec les murs immaculés. On les croirait presque imaginées pour ce lieu !
On tourne autour, on change d'angle et on comprend mieux comment Calder a révolutionné la sculpture avec ses mobiles, qui intègrent le mouvement, et ses stabiles, qui jouent avec les formes et les
espaces vides.
Dans la galerie noire, L'Idée des corps célestes prolonge la découverte avec sept artistes passés en résidence à l'Atelier Calder de Saché.
Nous poursuivons à pied jusqu'au Musée des Beaux-Arts. Après avoir traversé ce magnifique bâtiment, direction le deuxième étage pour découvrir les sculptures en fil de fer de Calder.
Changement d'échelle ! Après les œuvres géantes du CCC OD, place à quelques créations des années 1920. Inspiré par le cirque et la caricature, Calder dessinait alors des visages et des silhouettes dans l'espace avec de simples fils métalliques. Parmi elles, Joséphine Baker IV (vers 1928) nous étonne par sa finesse. On adore l'humour et l'expressivité de ces sculptures réalisées avec si peu de matière !
Notre balade s'achève, mais AR(t]CHIPEL réserve encore des surprises ailleurs dans la région ! À Azay-le-Rideau, une sculpture monumentale dialogue avec le château, tandis qu'à Chambord, deux œuvres investissent les jardins. Sans oublier l'Atelier Calder à Saché !
Article rédigé par Marie
Date de publication : le 28/10/2026.
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