Oiseaux, vignes, bateaux de Loire ou encore maisons à colombages : le pont Wilson se pare d’un pavoisement imaginé par l’artiste Béatrice Myself. Une traversée graphique et colorée qui célèbre la biodiversité et tout l’art de vivre tourangeau.
© Ville de Tours
Le pont Wilson affiche les couleurs de la Touraine
Impossible de traverser le pont Wilson sans lever les yeux. Sur les pavois qui l’habillent désormais, la Touraine se raconte par petites touches : un oiseau ou un poisson, des grappes de raisin, des céréales, des feuillages… Plus loin apparaissent une montgolfière, un bateau de Loire, un château ou encore une maison à colombages. Tout un territoire est résumé en une succession d’images franches et colorées. La Ville de Tours a confié la création de ce pavoisement à Béatrice Myself. L’artiste a imaginé son travail autour d’un fil rouge : célébrer Tours, désignée capitale française de la biodiversité en 2025, mais aussi rappeler les liens étroits qui unissent ici la nature, l’agriculture, la gastronomie et les habitants.
La forme elle-même n’a rien d’anodin. Béatrice Myself s’est inspirée des blasons et des armoiries, clin d’œil à l’histoire des châteaux de la Loire. Chaque composition se termine par une pointe en « V » qui évoque, pour l’artiste, le lit de la Loire.
À l’intérieur, pas de paysage figé ni de carte postale. Les symboles s’accumulent, se répondent et s’entremêlent. C’est une manière de rappeler que le patrimoine tourangeau ne se limite pas à ses monuments : il se cultive, se récolte et se partage.
La gastronomie n’est jamais très loin non plus. Fromage de chèvre, vin, miel ou rillettes apparaissent en filigrane à travers les animaux, les cultures et les productions représentées.
Derrière les aplats de couleurs et les illustrations volontairement simples se dessinent surtout une idée d’interdépendance. Celle des espèces entre elles, mais aussi celle des habitants avec leur environnement et des terres avec le fleuve qui les traverse. La Loire y reste omniprésente, même lorsqu’elle n’est pas représentée directement : nourricière, sauvage et changeante, elle devient le trait d’union entre toutes ces facettes de la Touraine.
Le temps d’une traversée du pont Wilson, le regard passe ainsi d’un motif à l’autre comme on feuilleterait un imagier du territoire. Avec une ambition simple : montrer une Touraine bien vivante, où biodiversité, paysages, savoir-faire et plaisirs de la table racontent finalement une seule et même histoire.
Tours / Pont Wilson
Le pavoisement est visible jusqu’à fin octobre.
Article rédigé par Marie
Date de publication : le 28/09/2026.
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