Selon une analyse menée par SiteMinder sur plus de 300 000 réservations hôtelières en France pour la période juin-septembre 2026, les habitudes de voyage évoluent sensiblement. Septembre enregistre la plus forte progression des réservations de toute la saison estivale, avec une hausse de +18,7 % par rapport à 2026. Les Français partent plus longtemps et s'organisent avec une flexibilité croissante.
Longtemps considéré comme une arrière-saison de second rang, septembre change radicalement de statut dans les habitudes de voyage des Français. Les données de SiteMinder, plateforme mondiale d'acquisition client et de revenus hôteliers, révèlent une progression de +18,7 % des réservations hôtelières en France pour ce mois, soit la hausse la plus marquée observée sur l'ensemble de la saison estivale 2026. À l'échelle européenne, septembre affiche également la meilleure dynamique de prix de l'été, devenant de fait le mois le plus cher de la saison.
Ce basculement s'explique par une évolution des attentes des voyageurs. Comme le souligne Killian Defois, Country Manager France chez SiteMinder : « Les voyageurs partent de plus en plus en dehors du cœur de l'été, à une période jugée plus agréable, avec des destinations moins saturées. Le fait que septembre devienne aujourd'hui le mois le plus cher de l'été confirme cette attractivité croissante. » Destinations moins fréquentées, rythme plus tranquille et expérience perçue comme plus qualitative sont les principaux moteurs de cette tendance.
Du côté de la clientèle domestique, la France confirme également son attractivité en ce mois de septembre. La part des réservations réalisées par des voyageurs français dans des hôtels en France passe de 20 % en 2025 à 22 % en 2026 sur cette période. Ce léger mais notable rebond traduit un retour de certains voyageurs qui privilégiaient auparavant des destinations étrangères à cette époque de l'année. Dans un contexte d'incertitudes économiques et géopolitiques, les hébergements hexagonaux tirent leur épingle du jeu, à l'image des grandes destinations européennes qui maintiennent une forte attractivité.
Au-delà du phénomène septembre, l'analyse de SiteMinder met en lumière une autre tendance de fond : l'allongement de la durée des séjours en France. Avec 2,41 nuits en moyenne, la France enregistre une progression de +1,7 % par rapport à 2025, ce qui représente la plus forte hausse observée parmi les grands marchés européens cet été. Les voyageurs ne se contentent plus de courts séjours express et semblent vouloir prendre davantage le temps de profiter de leurs destinations.
En parallèle, les comportements de réservation se font plus souples. Les taux d'annulation progressent de +0,5 point en moyenne dans la plupart des grands marchés européens, signe d'un voyageur qui n'hésite plus à modifier ses plans en fonction des prix, des conditions météorologiques ou des opportunités de dernière minute. Killian Defois résume cette tendance ainsi : « Le voyageur d'aujourd'hui n'organise plus forcément ses vacances de manière figée. Les décisions évoluent plus vite, selon les prix, la météo ou les opportunités de dernière minute. »
Cette flexibilité accrue se double d'une dynamique de réservation globalement positive pour la France, qui affiche une hausse de +6 % des réservations hôtelières pour l'été 2026 par rapport à l'été 2025. Si ce chiffre reste en retrait par rapport à l'Espagne (+11,5 %) ou à l'Allemagne (+9,1 %), il confirme une trajectoire de croissance continue pour l'hébergement touristique en France, portée notamment par l'intérêt renouvelé pour septembre et par des séjours de plus longue durée. L'Italie, avec +5,9 %, complète ce tableau des grandes destinations européennes en progression.
Article rédigé par Marie.
Date de publication : le 09/06/2026.
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