Rue Pierre-Foncin | Paris
Inspirés du célèbre banc vert dessiné par l'architecte Gabriel Davioud vers 1860, des modèles réduits de ce mobilier iconique ont fait leur apparition dans les rues de Paris. Les premiers exemplaires ont été posés le 11 juin 2025 rue Pierre-Foncin, dans le 20e arrondissement, en face d'une école élémentaire. Près de 70 mini bancs Davioud ont déjà été installés dans la capitale, avec l'objectif d'atteindre une centaine d'exemplaires courant 2025.
C'est dans un atelier discret d'Ivry-sur-Seine, en Val-de-Marne, que sont nés les premiers mini bancs Davioud. Ces modèles réduits du banc vert le plus célèbre de Paris ont été conçus à l'initiative de la Ville, avec une ambition claire : offrir aux plus jeunes un mobilier urbain qui leur soit vraiment adapté. Destinés principalement aux enfants de 5 à 10 ans, ces bancs s'inscrivent dans une démarche de reconquête de l'espace public en Île-de-France au profit des enfants.
L'idée a émergé à l'été 2024 : créer un mobilier spécifique pour les enfants dans l'espace public, notamment dans les « rues aux enfants » et les cours d'école. Les architectes de la Ville de Paris ont repris les proportions du banc Davioud original pour les adapter. Résultat : le banc est passé de 2,25 mètres à 1,4 mètre de long, comme l'explique Justin Ledoux, responsable du Centre de maintenance et d'approvisionnement (CMA) de la Ville de Paris.
Les premiers exemplaires ont été posés rue Pierre-Foncin, dans le 20e arrondissement de Paris, le 11 juin 2025, en face d'une école élémentaire. Ce choix d'implantation illustre bien la vocation de ces nouveaux bancs : se glisser au plus près des lieux de vie des enfants, dans les rues apaisées et aux abords des établissements scolaires de la capitale.
La fabrication de ces mini bancs repose sur la même logique de simplicité qui a fait le succès du modèle original : deux pieds en fonte et cinq lattes de bois, pour un montage qui ne nécessite pas plus de trente minutes. Les pieds sont coulés dans la fonderie Dechaumont, en Haute-Garonne, avant d'être assemblés avec les bois dans les ateliers du CMA, une structure créée à la fin du XVIIIe siècle.
La couleur des lattes respecte un code très précis : le « vert parisien », identique à celui du banc adulte, garantissant une cohérence visuelle dans le paysage urbain. Thierry Colbeaux, chef de l'atelier de menuiserie du CMA, souligne la fierté de son équipe face à ce projet inédit. Son atelier a l'habitude de restaurer les bois des bancs parisiens et de fabriquer des modèles spécifiques, comme les bancs circulaires de la place Pigalle.
Le CMA place également le recyclage et le réemploi au cœur de sa démarche. Les vieux bancs parisiens y sont poncés et repeints avant d'être remis en service, et les mini bancs Davioud sont conçus pour pouvoir être recyclés à leur tour. Une approche qui conjugue héritage patrimonial et exigences contemporaines, dans le respect d'un mobilier urbain qui appartient depuis plus d'un siècle à l'identité de Paris.
Article rédigé par Julie
Date de publication : le 18/09/2026.
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