Vous les apercevez de plus ou moins loin lorsque vous visitez le Parc Zoologique et Botanique de Mulhouse. Au JDS, on poursuit notre série de portraits d'animaux, pour mieux les connaître et les apprécier. Ce mois-ci, on a donné à manger aux curieux oryctéropes, installés dans "Horizon Afrique". - Mike Obri
© M.O.
Deux oryctéropes particulièrement débonnaires
Les trois girafes sont sans conteste les vedettes de l'espace "Horizon Afrique", inauguré l'été dernier au Zoo de Mulhouse. Devant le vaste espace qui leur est consacré, les visiteurs les plus observateurs auront néanmoins remarqué le discret petit couple d'oryctéropes. Une espèce méconnue, qui a la particularité de ne ressembler à rien (d'autre).
C'est un peu comme si quelqu'un s'était amusé à sélectionner des morceaux de différents animaux au hasard, et à en faire une sorte de collage : des grandes oreilles de lièvre, une queue puissante de kangourou, un groin de cochon, un long museau de fourmilier... Du grand n'importe quoi, mais au final, l'oryctérope est vraiment trop mignon !
L'oryctérope a une grande passion dans la vie : creuser. Grâce à ses puissantes griffes, il multiplie les terriers pour s'abriter durant la journée. Les galeries peuvent atteindre 15 mètres de long et s'étendre jusqu'à 3 mètres de profondeur. Il a donc fallu bétonner le sous-sol de leur enclos, qui est, techniquement, une sorte de vaste cuve remplie de terre. « Ce sont des crèmes, le mâle M'Bali et la femelle Nyan ont un super bon caractère. Ce ne sont pas des animaux territoriaux, comme les zèbres, par exemple... la présence humaine ne les dérange pas. Ils se sont très bien adaptés à leur espace de vie : normalement, en journée, un oryctérope a tendance à se cacher pour dormir, mais eux, pas du tout ! », sourit Justine Godin, la responsable du secteur des ongulés (les animaux dotés de sabots).
Insectivores, les oryctéropes se nourrissent essentiellement de fourmis et de termites. Ils raffolent de la mixture odorante que leur prépare chaque jour Justine, composée d'insectes et de différents minéraux. La jeune femme cache aussi des vers de farine à l'intérieur de boîtes en carton : les oryctéropes adorent les exploser pour y dénicher leur petit quatre-heures... comme ils le feraient à l'état naturel avec des troncs ou des souches.
Les oryctéropes partagent leur espace de vie avec de minuscules mangoustes naines, qui apprécient ces fameux terriers où elles peuvent elles aussi se planquer. Les deux espèces, malgré leur différence de gabarit, cohabitent paisiblement. Futées, les mangoustes en profitent pour finir les restes des repas des pacifiques oryctéropes. « L'oryctérope est un animal fascinant, peu étudié, et pour moi, un vrai coup de cœur animalier. C'est un animal "parapluie", qui protège indirectement d'autres espèces dans la nature. Il n'y a que deux parcs en France où l'oryctérope est visible, dont Mulhouse ! », termine Justine.
© M.O.
La bonne sou-soupe de Justine
Recevez les meilleures idées sorties par notification web !
Aucun email requis.
Autoriser les notifications pour continuer.
Recevez les meilleures idées sorties par notification web !
Aucun email requis.
Une seconde fenêtre va s'ouvrir vous invitant à autoriser les notifications